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    Pour moi, Dieu n'existait pas

     

    Pour moi, Dieu n'existait pas

     

    Bonjour, je m'appelle Claire.
    Pour moi, Dieu n'existait pas. Je croyais ce qu'on m'enseignait à l'école par rapport à la théorie de l'évolution et le fait que c'est par hasard que nous nous étions retrouvés ici. Je ne me posais pas trop de questions supplémentaires sur les origines de la terre et de l'humanité ; ça me suffisait. J'essayais de ne pas trop penser non plus au sens de la vie et à la mort ; c'était plutôt quelque chose qui me faisait peur et donc je préférais ne pas y réfléchir sérieusement. J'avais une assez mauvaise image de la religion et des personnes qui la pratiquaient. J'estimait qu'il fallait vraiment être ignorant pour croire que Dieu existait ; c'était des croyances tout ça, fondées sur rien, de vieilles coutumes.
    Pourtant, je viens d'une famille de tradition catholique, c'est-à-dire que j'ai été baptisée étant bébé, mais mes parents n'étant pas pratiquants, je n'ai pas reçu d'enseignement religieux. Pour moi ce baptême ne traduisait pas un engagement personnel vis-à-vis de Dieu.

    Je vivais sans vrai but. Certaines personnes de mon entourage avaient une vision plutôt négative de la vie et c'est vrai qu'en y pensant, je me rendais compte que la vie n'était pas une perspective réjouissante : on naît et on passe par les différentes étapes de la vie avec plus ou moins de difficultés, pour finalement mourir un jour. Mais malgré tout, j'avais envie de vivre. Je me disais que quand même, certains moments de la vie étaient agréables et j'avais envie de les vivre. Je ne me projetais pas trop dans l'avenir, je vivais en me laissant influencer par les modes et par les gens qui m'entouraient, sans vraiment réfléchir. Je faisais un peu comme tout le monde, même si je savais que certaines choses n'étaient pas très bonnes. Je me disais qu'après tout, je n'étais pas quelqu'un de si mauvais.

    Et puis il y a quelques temps, ma vie a changé. "Jésus est entré dans ma vie" si je peux dire ainsi ! Ce qui est étonnant c'est que je n'ai jamais cherché Dieu, c'est lui qui est venu vers moi et s'est révélé à moi.

    En février 2003, ma famille et moi avons accueilli chez nous une Canadienne de 18 ans dans le cadre d'un programme d'échange. Cette fille, qui s'appelait Jillian, était chrétienne. C'était la première personne vivant une relation avec Dieu que je rencontrais. Nous sommes devenues assez proches et nous avions de temps en temps des discussions sur sa foi. ça n'allait pas très loin, mais ça me donnait une vision différente de la religion. Elle avait une démarche personnelle et sincère qui ne passait pas par des rituels. Je trouvais ça différent. Je n'étais pas vraiment intéressée, mais je respectais ses valeurs par tolérance, parce qu'elle était mon amie.

    Et puis un jour, Jillian a rencontré une famille dans le village où j'habite, à l'occasion d'un spectacle pour Pâques. Ils étaient chrétiens et le père était même le pasteur d'une église protestante évangélique. Le dimanche suivant, elle est donc allée à l'église avec eux, et moi avec, pour l'accompagner et aussi par curiosité. Et puis le samedi suivant, j'ai été invitée chez cette famille pour une réunion du groupe de jeunes de l'église.

    Ma première impression en voyant ces gens a été qu'il y avait quelque chose de différent en eux : beaucoup de joie et d'amour entre eux. Je sentais qu'il n'y avait pas de jugement ou de pensées mauvaises quand ils me parlaient. J'ai rencontré des personnes qui m'ont parlé de la façon dont Dieu avait changé leur vie et de la relation qu'ils avaient à présent avec lui ; ça m'a beaucoup touché. J'ai continué à aller à l'église, même après le départ de Jillian. Je voulais en savoir plus sur la foi chrétienne et je voulais vraiment savoir si tout ça était vrai. Je posais des questions ; j'ai commencé à lire la Bible : je voulais savoir comment ils pouvaient être si sûrs que Dieu existait. Petit à petit, j'ai réalisé que Jésus n'était pas un personnage de légende ; il avait vraiment vécu et des gens témoignaient de leur relation avec lui.

    J'ai cru à l'existence de Jésus. Et même plus, j'ai compris que sa mort sur la croix était un sacrifice pour payer les fautes de tous les hommes, pour qu'ils puissent être près de Dieu. J'ai été convaincue de sa résurrection : Jésus était le fils de Dieu, d'un Dieu qui existait vraiment ! C'est tout ce cheminement qui m'a conduit à croire moi aussi. C'est Dieu qui s'est révélé à moi par toutes ces discussions et ces lectures.


    A partir de ce moment-là, je voulais savoir comment Dieu pouvait changer ma vie à moi aussi. J'ai appris qu'il suffisait d'une prière, pas besoin de grandes cérémonies, juste une prière à Dieu. j'ai reconnu ma mauvaise nature et mon péché, j'ai demandé à Dieu de me pardonner pour cela, je l'ai remercié pour le sacrifice de Jésus pour moi, pour payer mes fautes pour que je puisse être auprès de Lui, je lui ai demandé d'entrer dans ma vie.

      Ça n'a pas été un phénomène instantané, comme je le pensais, mais plutôt une transformation progressive. Petit à petit, Dieu me montrait le mal que je faisais : la façon de m'adresser à mes proches, mes mauvaises habitudes, mon égoïsme, et tout ça. J'ai commencé à vraiment détester ça, et Dieu m'a changé, et continue à me transformer jour après jour en me montrant ce qui ne va pas dans ma vie. J'apprends aussi sur lui à travers ce qu'il me dit dans la Bible. Je vis une relation personnelle avec Dieu, je peux lui parler librement, je sais qu'il m'écoute toujours. Il est un soutien par sa présence et ses promesses, par les gens qu'il met autour de moi. Je veux l'honorer par tout ce que je fais et je veux lui obéir. Dieu fait partie de ma vie !

    Découvrez comment vous aussi vous pouvez faire cette rencontre avec Dieu :

    http://www.atoi2voir.com

     

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    Je suis fils de terroriste

    Je suis fils de terroriste. Voici comment j’ai choisi la paix. Zak Ebrahim

     

    Après avoir été élevé dans la haine et l’endoctrinement, peut-on choisir une autre voie ? Zak Ebrahim avait juste 7 ans quand son père a aidé à perpétrer l’attentat contre le World Trade Center en 1993. Son histoire est choquante, puissante et, finalement, édifiante.

    Lien :

    0:12Le 5 novembre 1990, un homme, El-Sayyid Nosair, est entré dans le hall d’un hôtel à Manhattan et a assassiné le rabbin Meir Kahane, le leader de la Ligue de Défense Juive. Nosair a d’abord été reconnu non coupable du meurtre, mais, alors qu’il était en prison pour des charges mineures, lui et d’autres hommes ont commencé à planifier des attaques sur une dizaine de sites à New York, des tunnels, des synagogues et le siège de l’ONU. Heureusement, ces plans ont été déjoués par un informateur du FBI. Malheureusement, l’attentat de 1993 contre le World Trade Center ne l’a pas été. Nosair a finalement été condamné pour son implication dans ce complot. El-Sayyid Nosair est mon père….

     1:02Je suis né à Pittsburgh, en Pennsylvanie, en 1983, fils de lui-même, ingénieur égyptien, et d’une mère américaine aimante, institutrice en primaire, qui ont ensemble fait de leur mieux pour rendre mon enfance heureuse. Ce n’est qu’à partir de mes 7 ans que notre dynamique familiale a changé. Mon père m’a présenté un visage de l’Islam que peu de gens, dont la majorité des musulmans, sont amenés à voir. Mon expérience est que, quand les gens prennent le temps d’interagir les uns avec les autres, il ne faut pas longtemps pour comprendre qu’en majorité, nous voulons tous les mêmes choses dans la vie. Cependant, dans chaque religion, dans chaque population, vous retrouvez le même faible pourcentage de gens qui ont une telle ferveur en leurs croyances qu’ils se sentent obligés de tout faire pour que les autres vivent de la même manière qu’eux.

    1:54Quelques mois avant son arrestation, il m’a expliqué que lui et quelques amis avaient, les derniers week-ends, été dans un club de tir de Long Island pour s’entraîner à tirer. Il m’a demandé de venir avec lui le lendemain. Nous sommes arrivés au club de tir Calverton, qui, à l’insu de notre groupe, était surveillé par le FBI. Quand ce fut mon tour de tirer, mon père m’aida à caler le fusil contre mon épaule et m’expliqua comment viser la cible à environ 30 mètres. Ce jour-là, la dernière balle que j’ai tirée a touché la petite lumière orange située au-dessus de la cible. Et, à la surprise générale, et surtout à la mienne, la cible a complètement explosé en flammes. Mon oncle s’est tourné vers les autres et a dit en arabe : « Ibn abuh ». Tel père, tel fils. Ils ont tous semblé trouver cette remarque très amusante, mais ce n’est que quelques années plus tard que j’ai totalement compris pourquoi ils trouvaient ça si amusant. Ils pensaient me voir aussi à même de détruire que mon père l’était. Ils allaient finalement être condamnés pour avoir garé une camionnette chargée d’une tonne d’explosifs dans le parking souterrain de la tour Nord du World Trade Center, dont l’explosion a causé la mort de 6 personnes et blessé plus de 1 000 autres. C’était des hommes pour qui j’avais du respect. C’était des hommes que j’appelais « ammu », ce qui veut dire « oncle ».

    3:23A l’âge de 19 ans, j’avais déjà déménagé 20 fois, et cette instabilité pendant l’enfance ne m’a pas vraiment permis de me faire beaucoup d’amis. A chaque fois que je commençais à me sentir à l’aise avec quelqu’un, c’était le moment de déménager dans une autre ville. Étant perpétuellement le petit nouveau, j’ai souvent été harcelé à l’école. Je tenais secrète mon identité, afin de ne pas être embêté par mes camarades, mais il s’avère qu’être le petit nouveau, sage, rondouillard, est suffisant pour être une cible. Donc je passais la plupart de mon temps à la maison, à lire des livres, à regarder la télévision ou à jouer aux jeux vidéo.Pour ces raisons, je n’étais pas très sociable, c’est le moins qu’on puisse dire, et, en grandissant dans une famille sectaire, je n’étais pas préparé à la vraie vie. J’ai été élevé pour juger les gens sur des critères arbitraires, tels que sa race ou sa religion.

    4:17Alors, qu’est-ce qui m’a ouvert les yeux ? L’une des premières expériences qui a mis en doute cette manière de penser a eu lieu pendant les élections présidentielles de 2000. Grâce à un projet en classe prépa, j’ai pu participer à la Convention Nationale de la Jeunesse à Philadelphie. Le sujet de mon groupe était la violence des jeunes. Ayant été la victime de harcèlement presque toute ma vie, ce sujet m’intéressait particulièrement. Les membres du groupe venaient de différents horizons. Un jour vers la fin de la convention, j’ai découvert qu’un des jeunes avec qui j’avais sympathisé était juif. Cela avait pris plusieurs jours pour que ce détail apparaisse, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas d’animosité naturelle entre nous deux. Je n’avais jamais eu d’ami juif auparavant, et, franchement, j’étais plutôt fier d’avoir pu franchir une barrière que, toute ma vie, on m’avait fait croire qu’elle était infranchissable. Un autre tournant a eu lieu quand j’ai trouvé un job d’été à Busch Gardens, un parc d’attraction. Là-bas, je côtoyais des gens de toutes religions et cultures, et cette expérience a été déterminante pour mon développement personnel. Toute ma vie, on m’avait appris que l’homosexualité était un péché, et par extension, que tous les homosexuels avaient une mauvaise influence. Par hasard, j’ai eu l’opportunité de travailler avec certains des artistes homosexuels sur un spectacle, et j’ai vite pensé qu’ils étaient les personnes les plus gentilles, les moins prompts à juger, que j’aie jamais rencontrées. Avoir été un enfant harcelé a créé en moi un sentiment d’empathie envers la souffrance des autres, et il m’est totalement impossible de traiter des gens gentils d’une autre manière que celle selon laquelle je voudrais qu’ils me traitent. Ce sentiment m’a permis de comparer les stéréotypes que l’on m’avait enseignés pendant mon enfance et ces expériences et interactions réelles. Je ne sais pas ce qu’est être homosexuel, mais je sais très bien ce que c’est que d’être jugé pour quelque chose hors de mon contrôle.

    6:24 Puis, il y a eu l’émission « The Daily Show ». Tous les soirs, Jon Stewart m’a obligé à être intellectuellement honnête avec moi-même quant à mon fanatisme et m’a aidé à comprendre que la race, la religion ou l’orientation sexuelle d’un individu n’a rien à voir avec sa qualité. Il fut de bien des façons la figure du père dont j’avais désespérément besoin. L’inspiration peut souvent venir d’une source inattendue, et le fait qu’un humoriste juif ait fait plus pour influencer de manière positive mon opinion sur le monde que mon propre père extrémiste ne m’a pas échappé.

    7:03Un jour, j’ai eu une conversation avec ma mère sur la manière dont ma vision du monde commençait à changer. Elle m’a dit quelque chose que je conserverai précieusement dans mon cœur jusqu’à la fin de mes jours. Elle m’a regardé avec les yeux las de quelqu’un qui a rencontré suffisamment de dogmatisme pour toute une vie, et m’a dit : « Je suis fatiguée de détester les gens. » A cet instant-là, j’ai compris combien d’énergie négative il faut pour tenir la haine à l’intérieur de soi.

    7:34 Zak Ebrahim n’est pas mon vrai nom. Je l’ai changé quand ma famille a décidé de couper les ponts avec mon père et de démarrer une nouvelle vie. Alors, pourquoi me dévoiler et mettre potentiellement ma vie en danger ? Eh bien, c’est très simple.Je fais cela dans l’espoir que peut-être, un jour, quelqu’un qui se sent poussé à user de violence entendra mon histoire et comprendra qu’il y a mieux à faire, que, bien que soumis à cette idéologie violente, intolérante, je ne suis pas devenu un fanatique. Au contraire, j’ai choisi de mettre à profit mon expérience pour combattre le terrorisme, pour combattre le fanatisme.Je le fais pour les victimes du terrorisme et leurs proches, je le fais pour les pertes et les douleurs horribles, que le terrorisme a fait entrer de force dans nos vies. Au nom des victimes du terrorisme, je veux m’élever contre ces actes insensés et condamner les actes de mon père. Et avec cet acte simple, je suis la preuve que la violence n’est pas inhérente à la religion ou à la race de quelqu’un, et que le fils n’a pas à suivre les traces du père. Je ne suis pas mon père.

    8:53Merci. (Applaudissements)

    8:56Merci à vous. (Applaudissements)

    8:59Merci à tous. (Applaudissements)

    9:02Merci beaucoup. (Applaudissements)

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    Anomalia genética!

     

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