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    homéopathie

     

     

    Qu'est-ce que l'homéopathie ?

     de Henri Viaud-Murat.

     

    Qu'en est-il exactement de cette 'médecine parallèle' qui divise les Chrétiens?

    Les Chrétiens sont souvent divisés en ce qui concerne l'homéopathie. S'agit-il d'une véritable discipline médicale, ou d'une pratique dangereuse pour le corps et pour l'âme ?

    Dans une première partie, nous aborderons l'étude de l'homéopathie sous l'aspect strictement scientifique. L'homéopathie est-elle, comme elle le prétend, une discipline médicale et scientifique comme les autres ? Dans une seconde partie, nous aborderons l'aspect spirituel.

    1. Sur le plan scientifique.

    Pour ne pas être accusé d'avoir un préjugé "religieux" et de critiquer l'homéopathie d'une manière partiale, nous préférons laisser ici la parole à Jean Brissonnet, responsable du site Internet de l'Association Française pour l'Information Scientifique. Toute cette première partie est donc extraite d'un dossier fort complet qu'il a établi à ce sujet, et que l'on peut consulter intégralement à l'adresse suivante :

    http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=9

    Voici ce qu'écrit Jean Brissonnet :

    "Les qualificatifs généralement attribués à l'homéopathie sont "Médecine douce", "Médecine naturelle" et "Médecine traditionnelle". Passons sur le premier de ces termes, l'utilisation de l'adjectif "douce" n'étant là que pour faire paraître "dure" la médecine moderne. En fait une technique médicale n'est ni "dure", ni "douce", elle est, ou n'est pas, efficace. Ensuite, tout est question d'utilisation et de rapport efficacité/risque.

    Le qualificatif de médecine naturelle mérite lui, plus d'attention. D'abord parce qu'il s'appuie sur l'inconscient rousseauiste, pour lequel la nature est bonne et les créations humaines mauvaises. Le mythe du bon sauvage a encore frappé !…

    D'ailleurs, l'opposition médecine naturelle - médecine moderne est un faux problème (1). En effet, nombre de médicaments actuels sont extraits ou copiés de molécules présentes dans la nature. Depuis l'aspirine, héritière de la décoction de feuilles de saule, jusqu'à l'extrait de pervenches et aux taxoïdes de l'écorce d'if, utilisés en chimiothérapie anticancéreuse.

    Ce que fait le chimiste, c'est extraire la molécule active, la synthétiser, ou en trouver une nouvelle qui présente des groupes fonctionnels équivalents, dans l'espoir d'en éviter les inconvénients (2), ou de rendre le remède plus efficace.

    L'homéopathie est-elle enfin une médecine traditionnelle ? La réponse est claire. L'homéopathie est d'apparition récente (fin du 18e siècle) et elle est le fait de "l'illumination" d'un seul homme, ce qui la rattache plutôt à une secte qu'à une tradition séculaire. Cela nous amène à examiner les bases de ce que l'on doit plutôt appeler une doctrine.


    Les bases de l'homéopathie (3) :

    L'homéopathie repose sur quatre principes : la similitude, la dilution, la dynamisation et la personnalisation.

    Le principe de similitude.

    L'homéopathie est issue de l'imagination de Friedrich Hahnemann, né en Saxe en 1755. Il étudie la médecine, mais en abandonne la pratique en 1789, déçu par les résultats qu'il obtient. La médecine de l'époque n'offre que purgations, clystères et saignées. Lui, et c'est tout à son honneur, veut guérir les malades.

    Apprenant qu'une décoction d'écorce de quinquina est censée guérir le paludisme, il teste sur lui-même les effets de ce produit. Il ressent alors des troubles qu'il assimile aux symptômes de la maladie. C'est une révélation ! Il en tire la règle de base de l'homéopathie : "Similia similibus curantur", "les semblables sont guéris par les semblables". Ce qui signifie que tout produit capable de provoquer sur un sujet sain les symptômes d'une maladie est capable de la guérir. Après expérimentation de multiples drogues et poisons sur lui-même et ses disciples, il publie, en 1819, "L'organon de l'art de guérir", qui deviendra la Bible des homéopathes.

    On peut admettre la bonne foi d'Hahnemann, face aux connaissances de son temps. Mais aujourd'hui, les progrès accomplis dans la connaissance des maladies font table rase du principe de similitude. Une maladie se guérit en agissant sur ses causes et non sur ses effets. De plus, aucun médicament réellement actif n'a jamais vérifié le principe de similitude. Imagine-t-on par exemple un antibiotique reproduire sur un homme sain les symptômes de la maladie qu'il guérit ?

    La dilution.

    Afin d'éviter les ennuis provoqués par l'ingestion de produits souvent dangereux utilisés sous forme brute, Hahnemann procède à leur dilution. Ce principe, né de la nécessité, sera justifié et théorisé après coup.

    Hahnemann part d'une solution-mère obtenue, par exemple, par macération de graines de café dans de l'eau (4). Il prend une goutte de la solution-mère qu'il mélange à 99 gouttes de solvant (eau ou plus rarement alcool). Il obtient ainsi le dosage 1CH (Centésimale Hahnemannienne). Il prélève une goutte de cette solution et la dilue à nouveau dans 99 gouttes de solvant (2CH). Et ainsi de suite jusqu'à 30CH (Limite actuelle des préparations homéopathiques)… Pour ceux qui ont gardé un mauvais souvenir de leur professeur de mathématiques, ce chiffre ne signifie rien. En fait, la présentation de ces dilutions par opérations successives bloque toute représentation concrète. Pour être plus clair, imaginons donc de calculer dans quel volume d'eau il faut diluer, en une seule opération, la fameuse goutte initiale de teinture-mère...

    Si vous avez tenu bon jusqu'ici, voici venu le moment où tout va s'éclaircir. En effet sachant que la distance de la terre au soleil est d'environ 1,5 108 km, soit 1,5 1011 m, on comprend donc que le volume de solvant nécessaire à la dilution immédiate permettant d'obtenir une solution 30CH est, celui d'un cube dont l'arête est d'environ 1 million de fois la distance de la terre au soleil... Est-il besoin d'ajouter des commentaires ?

    Pour ceux que cet argument pour le moins massif n'aurait pas totalement convaincus, ajoutons-en un autre… A la première dilution, on ne garde que 1/100 des molécules (10-2), ce qui signifie qu'au-delà de 10-24 (12CH), il ne reste aucune molécule de la solution initiale, d'autant que la solution-mère elle-même était en grande partie constituée de solvant.

    En fait, on doit considérer que toute dilution supérieure à 8 ou 9 CH ne contient plus aucune molécule du produit dilué. Alléguer que la connaissance de la matière n'est pas achevée n'est que mauvaise foi et incompétence. Les physiciens ont en effet, depuis longtemps, franchi la barrière de la molécule et de l'atome, pour répertorier les particules élémentaires, et ils voguent aujourd'hui gaiement dans l'antimatière. Pourtant, ni l'un ni l'autre de ces domaines ne peuvent intervenir au niveau d'une banale réaction biochimique.

    La dynamisation.

    On ne peut tenir grief à Hahnemann d'avoir ignoré des barrières théoriques inconnues à l'époque, et il a perçu d'ailleurs les objections que pouvaient entraîner de pareilles dilutions. C'est pourquoi il indiqua qu'à chaque opération le flacon devait être secoué (comme un flacon d'Orangina), une fois d'abord, puis deux fois à la seconde dilution et ainsi de suite...

    Et ce sont ces secousses qui devaient pallier l'absence de matière active, imprimant dans le solvant une trace indélébile. Passons sur les tentatives de justifications pseudo scientifiques, dans lesquelles la liaison hydrogène (5) est malmenée d'une manière qui fait pleurer de rire les physiciens du monde entier.

    Notons au passage que pour les purs homéopathes, plus c'est dilué, plus c'est dynamisé, et donc plus c'est actif...

    La personnalisation.

    A la base de ce principe, l'idée est que la maladie dépend du terrain, c'est-à-dire des prédispositions de l'individu. A cela, rien à redire, et les découvertes de la génétique sont là pour en attester. Oui ! Les hommes naissent inégaux devant la maladie.

    Passons pudiquement sur les notions anciennes des homéopathes (hérédité tuberculinique ou syphilitique, caractères fluoriques ou carboniques, miasmes, spores, etc...). En fait les homéopathes raisonnables reconnaissent une centaine de tempéraments liés à des pathogénésies (symptômes sur l'homme sain) de médicaments dits de fond. Ainsi on est, par exemple, sulfur, arsenicum, lacheris ou pulsatilla. Pour poétiques que soient ces appellations, elles n'ont rien à voir avec les tendances réelles, beaucoup plus complexes, que l'on sait maintenant liées à des caractères génétiques (système HLA), et qui prédisposent à certaines maladies (on parle maintenant du gène de susceptibilité).

    En fait, la science dans son avancée ouvre des voies insoupçonnées, elle ne vérifie jamais les anciennes croyances. Ainsi, les chimistes, qui synthétisent chaque jour de nouvelles molécules, n'ont jamais trouvé la pierre philosophale, pas plus que les astrophysiciens ne justifient l'astrologie. La seule chose que l'on peut porter au crédit des homéopathes est que, par ce biais, ils se sont toujours autant intéressés au malade qu'à sa maladie. Ce que n'ont pas toujours fait beaucoup de leurs confrères pressés par les contraintes de leur réussite sociale.

    Est-ce suffisant pour faire oublier le reste ?

    De plus, les traits de la personnalité du patient dont l'homéopathe va s'enquérir (caractère, comportement, habitudes...), s'ils peuvent donner l'illusion au malade qu'on personnalise son cas, n'ont bien souvent aucune pertinence, et sont sans rapport avec les causes et le diagnostic de la maladie. Ils permettent seulement à l'homéopathe d'exploiter la classification des tempéraments citée plus haut, classification mythologique fixée une bonne fois pour toute et ne reposant sur rien de scientifiquement démontrable et reproductible.

    Nous venons de voir que les principes de base de l'homéopathie sont sans conteste indéfendables, à la lumière des connaissances d'aujourd'hui. Et pourtant on peut prévoir le commentaire de ceux qui y croient "dur comme fer" : "Et pourtant ça marche... !"

    L'efficacité de l'homéopathie.

    Les limites.

    En fait, l'efficacité de l'homéopathie est reconnue comme très limitée par les homéopathes eux-mêmes. Ainsi le Dr. Horvilleur dans son ouvrage "101 conseils pour se soigner par l'homéopathie", conseille avant tout de se poser la question : "Est-ce que votre cas relève bien de l'homéopathie ?" ... Car, indique-t-il, l'homéopathie "guérit toutes sortes de maladies"...à condition qu'elles ne soient pas de nature lésionnelles ou mentale, et qu'il ne s'agisse pas d'une pathologie grave. Quel aveu ! L'homéopathie est la médecine des "biens portants qui s'ignorent" (6)… Sur ceux-là, indiscutablement, elle fait des merveilles. Pourquoi ?

    L'effet "Placebo".

    Autrefois tout était simple. D'un côté, il y avait le corps, qui était le domaine du médecin. De l'autre, l'esprit qui relevait du psychiatre ou du prêtre.

    En découvrant la chlorpromazine, le premier psychotrope, Henri Laborit met fin à cette dichotomie… Poursuivant ses recherches, il élabore une " nouvelle grille "de lecture de l'homme, la biologie des comportements" (7). L'esprit peut agir sur le corps : c'est l'avènement de la psychosomatique. Le stress peut ulcérer l'estomac ou induire des calculs, et réciproquement, le mental peut guérir : c'est l'effet placebo.

    Sans insister sur ces sujets bien connus (et même parfois mis à toutes les sauces...), indiquons que les études les plus récentes montrent que l'effet placebo est capable de guérir (8) dans 20 à 70% des cas, suivant les pathologies.

    Ce qui a pour conséquence que, depuis quelques années, un médicament n'est reconnu, et par là même ne reçoit son autorisation de mise sur le marché (AMM), que s'il fait la preuve de son efficacité par un essai en double aveugle contre placebo.

    Dans un essai en double issue ou double aveugle, non seulement le médicament à tester et le placebo sont présentés de façon identique au patient, mais le médecin prescripteur et ceux qui sont chargés de collationner les résultats ignorent la nature du produit, qui est repérée par un code secret détenu par une autre équipe.

    Comme nous allons le voir, si les préparations homéopathiques avaient dû subir un tel essai, aucune n'aurait reçu son AMM !

    Pour juger de l'efficacité d'un remède, deux voies sont possibles. La première consiste à faire "in vivo" des essais thérapeutiques, même si l'on ignore le mécanisme de l'action. La seconde, à montrer "in vitro" l'efficacité théorique d'un produit, puis à en tirer, si possible, un médicament actif et supportable. Les homéopathes se sont efforcés de faire leurs preuves par les deux voies.

    L'efficacité thérapeutique.

    La littérature homéopathique, financée en sous-main par le Laboratoire Boiron, ainsi que les hebdomadaires naturo-bébêtes pour ménagères de moins de 50 ans, regorgent de pseudos essais miraculeux faits par de pseudos chercheurs homéopathes. Aucun, disons-le clairement, n'a jamais pu être reproduit par des chercheurs indépendants, dans des conditions méthodologiques satisfaisantes. Or la reproductibilité est la base incontournable de la rigueur scientifique.

    Précisons bien les choses.

    Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, il n'existe pas de science "officielle". Seuls les pays de l'Est, au temps de leur splendeur, utilisaient cette pratique et l'on sait où cela les a conduits (9).

    Lorsqu'un chercheur réalise ce qu'il pense être une avancée dans son domaine, il propose à un journal scientifique international reconnu (10) de publier ses découvertes sous forme d'un article. De ces fameuses "publications" dépendra d'ailleurs la renommée et la carrière future du chercheur. Un comité de lecture indépendant, formé de scientifiques de haut niveau, examine l'article, effectue éventuellement une enquête, et décide ou non de publier. Ensuite, et c'est le plus important, tous les laboratoires travaillant sur le même thème, vont évidemment refaire les expériences et en vérifier la validité. Si la publication est franchement "bidonnée", la carrière du chercheur est compromise. Dans le cas contraire, tous vont utiliser ces résultats pour poursuivre ou réorienter leurs propres recherches. C'est ainsi que progresse la science, par avancées successives et par un autocontrôle de tous sur chacun. Et c'est à la lumière de ce mécanisme, le seul qui prémunisse des illuminés et des charlatans, que l'on peut examiner les tentatives de justifications de l'homéopathie.

    La première tentative d'essai thérapeutique réunissant, semble-t-il, une méthodologie satisfaisante pour l'époque, a été réalisée en Allemagne, sous le IIIème Reich. En effet, le côté "pureté" et "retour à la nature" du national-socialisme avait trouvé dans l'homéopathie une thérapeutique à sa mesure. C'est Rudolf Hess qui charge le Dr Fritz Donner, homéopathe lui-même, de superviser une vaste expérimentation qui, soyons francs, se voulait objective. Les essais menés sur une vaste échelle seront interrompus en 1939. Après la guerre, c'est Fritz Donner lui-même qui regroupera et résumera les résultats. Il écrira, citons le, que "l'on n'a pas réussi à obtenir un succès quelconque que l'on puisse porter au crédit de la méthode homéopathique... malgré les efforts déployés". Bien entendu, aucune revue homéopathique n'a accepté de publier ce texte.

    Divers essais furent ensuite effectués, en Autriche, en Grande-Bretagne et en France. Aucun ne se révèle probant ni rigoureux (11).

    Sautons donc directement au mémorable essai réalisé entre 1985 et 1987 à l'instigation de Georgina Dufoix. Le 13 décembre 1985, dans une conférence de presse, la ministre Gardoise de la santé, pratiquante convaincue de l'homéopathie, annonce trois mesures qui allaient constituer ce que le Pr. Minkovski, pourtant adepte d'une médecine "aux pieds nus", allait nommer "le scandale du siècle".

    • Premièrement, un essai en double aveugle allait être effectué sur l'action de deux produits homéopathiques.

    • Deuxièmement, une commission serait constituée pour établir un programme d'enseignement de l'homéopathie et de l'acuponcture.

    • Troisièmement, une fondation sur les thérapeutiques alternatives serait créée, disposant pour dispenser ses soins d'une clinique particulière.

    En entendant cela sur les ondes (12), beaucoup pensèrent que notre ministre, sentant les élections prochaines, venait de sortir sa canne à pêche aux voix. L'affaire fut prise avec moins d'humour dans les milieux médicaux. En effet, si tous applaudissaient à la première mesure, nul ne comprenait comment il était possible d'enseigner et de pratiquer officiellement une technique qu'on se préparait à valider. En fait le lobby homéopathique avait vu dans l'accession d'une de ses fidèles à ce poste clef, l'occasion rêvée de se faire enfin reconnaître. Bien encadrée par ses conseillers homéopathes, Mme Dufoix se préparait à "mettre la charrue avant les bœufs".

    Malgré les oppositions qui se manifestaient de toutes parts, la Ministre fit préparer les décrets concernant les deux dernières mesures, et mit en place la commission responsable de l'essai. Cette commission fut constituée de cinq membres liés à l'homéopathie et d'un statisticien. Le Pr. M. F. Kahn, dont nous parlerons plus loin, fit acte de candidature. Il fut éconduit. Il ne fallait point "d'empêcheur d'évaluer en rond". Aux élections de mars 1986, les électeurs vont renvoyer Mme la Ministre à ses chers granules. Son successeur rapportera immédiatement les arrêtés relatifs à l'enseignement et à la fondation, mais, sagement, laissera se poursuivre l'essai thérapeutique.

    Les résultats de cet essai seront publiés en mars 1988 dans The Lancet. Il a consisté à tester l'action d'Opium et Raphanus sur le rétablissement du transit intestinal après une opération intra-abdominale. Il a été choisi par les homéopathes eux-mêmes à la suite de résultats "remarquables" publiés par le Pr. Chevel (qui fait d'ailleurs partie de la commission) en 1992 (Bobigny) et le Pr. Aulagnier en 1993 (Vienne). Six cents patients de douze hôpitaux ont été repartis en quatre groupes, recevant respectivement : opium + raphanus, opium + placebo, deux placebos et rien (groupe test).

    Les résultats n'ont montré aucune distinction notable entre les quatre groupes (13).

    Les membres homéopathes de la commission seront bien obligés de signer le compte-rendu de l'essai. Ils feront seulement préciser que cet échec ne peut être généralisé à l'ensemble de l'homéopathie. On peut penser qu'ils n'auraient pas fait preuve de pareille modestie si l'essai avait été concluant. Qu'importe ! Puisque les essais thérapeutiques étaient négatifs, ils allaient contre-attaquer sur le plan théorique.

    L'efficacité théorique : "La mémoire de l'eau".

    De nombreuses tentatives de justifications théoriques de l'action des hautes dilutions ont été tentées (toujours dénoncées pour des raisons de méthodologie), en particulier par le Dr Benveniste de l'unité 200 de l'INSERN.

    Nous ne relaterons ici que la tentative la plus significative et la plus connue, car elle a débordé le cadre scientifique et laissé dans les esprits une trace, hélas, indélébile : "la mémoire de l'eau".

    Le 30 juin 1988, le grand hebdomadaire scientifique britannique Nature publie une communication du Dr Benveniste et de ses collaborateurs. En fait le comité de lecture qui avait l'article depuis deux ans, était réservé. Il finit tout de même par autoriser la publication moyennant un droit de vérification. Une commission d'enquête sera envoyée pour assister aux expériences et vérifier la validité des résultats. Elle se présente à l'INSERM le 4 juillet. Elle est composée de deux scientifiques et de l'illusionniste James Randi (celui qui a démasqué le célèbre "tordeur" de cuillères Uri Geller). La présence de Randi se justifiait par le soupçon de fraude qui planait déjà sur des expérimentations effectuées par la même équipe en Israël (Voir Science et Vie de mai 1989).

    Les expériences portent sur la dégranulation des basophiles humains par des dilutions infinitésimales d'immunoglobulines de chèvre. Ceci afin de prouver que les hautes dilutions non seulement n'affaiblissent pas l'action des immunoglobulines, mais au contraire l'amplifient. Et comme nul ne conteste qu'à de telles dilutions, il ne reste plus de produit actif, c'est que l'eau en a "gardé la mémoire".

    Pendant cinq jours, les expériences auront lieu sous l'œil vigilant des experts. C'est un échec total. Le 28 juillet Nature publie un rapport sous le titre : "Les expériences sur les hautes dilutions sont illusoires" et plus tard il y aura même des accusations de fraude (Nature du 27 octobre 1988 p 763).

    Et pourtant, d'autres tentatives toutes aussi vaines ont eu lieu (14) et auront encore lieu, tant l'enjeu économique est grand.

    Edifiée sur des bases inconsistantes, l'homéopathie n'a donc jamais fait la preuve de son efficacité, ni théorique ni pratique. Et pourtant il reste encore à désamorcer une dernière cartouche, et non des moindres ! Si l'homéopathie n'était pas valable, nous dit-on, elle ne serait pas pratiquée par des médecins pourvus de diplômes officiels d'homéopathes.

    Voyons ce qu'il en est vraiment.

    La responsabilité médicale.

    L'enseignement de l'homéopathie.

    Précisons tout d'abord que les facultés de médecine et de pharmacie n'enseignent pas l'homéopathie et ne délivrent dans ce domaine aucun diplôme. Pour la médecine, seuls des enseignements privés sont dispensés (parfois dans des locaux astucieusement loués à la Faculté de Médecine, ce qui provoque la confusion).

    En pharmacie, il a été admis que, les pharmaciens étant amenés à délivrer des préparations homéopathiques, il était nécessaire de leur donner une "information". Brèche par où s'engouffrent les homéopathes pour dispenser une véritable propagande qui fait, hélas, un tabac chez les étudiants les plus crédules.

    Les raisons d'un choix.

    On sait bien que de Gilbert Cesbron à "Urgences", la littérature et les media ont forgé des "hommes en blanc" une image pieuse. Et l'on ne saurait remettre en cause, ne serait-ce qu'une faible minorité d'entre eux, sans être traité d'iconoclaste.

    Et pourtant ! Comment expliquer que des médecins puissent avoir un comportement aussi peu scientifique et "prêtent leurs diplômes" à cette croyance d'un autre temps ?

    Le médecin, comme tout membre d'une profession libérale, tire ses revenus de ses clients. Deux types de médecins sont sur le marché : le spécialiste et le généraliste.

    Celui qui s'est spécialisé, après prolongation de ses études et son internat, présente indéniablement "un plus" pour s'assurer des revenus conséquents. Il perçoit des honoraires supérieurs à ceux d'un généraliste et complète souvent ses revenus par des actes pratiques. C'est sans doute pourquoi les spécialistes n'utilisent que très rarement l'homéopathie.

    Pour le généraliste, il en va tout autrement.

    S'il s'installe à la campagne, il pourra, s'il est compétent, disponible, et à l'écoute de ses clients, devenir un traditionnel médecin de famille aux revenus assurés.

    Mais il faut bien le dire, tout le monde ne peut pas être attiré par une médecine rustique. Or, pour celui qui refuse de s'enterrer au fin fond de la Lozère, l'installation dans une grande ville surmédicalisée ne laisse que deux voies au jeune diplômé.

    La première, c'est la difficile survie à l'aide de gardes nocturnes, à grimper les étages pour remédier à l'angoisse de la grand-mère ou traiter l'otite du nourrisson.

    La seconde c'est d'inscrire sur sa plaque un mot magique (Naturothérapie, Homéopathie, Aromathérapie, etc...). C'est le moyen de "percer", de se tailler une clientèle, dans un marché très encombré. Le recours à "l'orientation" homéopathie (fausse spécialité), sert d'appât pour le consommateur sensible à l'attrait des "médecines douces".

    Le médecin se comporte-t-il alors en croyant ou en charlatan ?

    En règle générale, ni l'un ni l'autre. Responsable, il discriminera entre le patient qui présente une affection bénigne et celui qui souffre d'une pathologie grave. Au premier, une prescription homéopathique suffira sans grand risque (15). Le second recevra un traitement classique auquel l'homéopathie sera surajoutée pour, soi-disant, "le dynamiser et éviter les effets secondaires". Il n'empêche que c'est ensuite souvent à cette dernière que sera attribuée la guérison.

    Précisons que n'importe quel généraliste peut à tout moment décider de faire graver sur sa plaque la mention "homéopathie" et se faire classer dans "l'orientation homéopathie" des pages jaunes de l'annuaire. Par ce biais, il pourra attirer à lui une clientèle avide de "médecines douces", et donc augmenter sensiblement ses revenus.

    Les pharmaciens en officine obéissent à la même logique de marché. Sur toutes les vitrines de France, l'inscription homéopathie occupe le même espace que "l'allopathie" (16), ce qui permet d'augmenter le chiffre d'affaires par une automédication sans risque, puisque sans effets.

    La responsabilité des instances médicales.

    Les autorités médicales sont, hélas, parfois complices des mensonges de l'homéopathie, comme en témoigne une récente affaire.

    Le Pr. Marcel Francis Khan est un "mandarin" particulier. Partisan irréductible de la médecine hospitalière, il s'est toujours refusé, malgré sa notoriété, à ouvrir une consultation privée. Esprit libre, il déclare lutter "contre l'envahissement de l'irrationnel" dans le domaine qui est le sien, et particulièrement contre ce qu'il appelle les "patamédecines", au premier rang desquelles l'homéopathie. Il faut dire qu'étant chef du service de rhumatologie à l'hôpital Bichat, il est bien placé pour constater les dégâts qu'elle peut causer. En effet, la rhumatologie est, avec l'allergie, le domaine d'élection des homéopathes. On décède rarement d'une périarthrite ou d'une rhinite spasmodique, et ces pathologies sont très sensibles au facteur psychosomatique. Comme, par ailleurs, le Pr. Khan a la parole facile, les media ne manquent jamais de l'inviter lorsqu'il s'agit de "faire montrer la mayonnaise" sur le chapitre des médecines douces. C'en était trop ! Saisi par le syndicat des médecins homéopathes, le Conseil de l'Ordre de l'Ile-de-France lui a décerné, au printemps 1996, un blâme, pour manquement à la solidarité médicale. Le Pr. Khan, ravi, a répondu : "J'ai toujours refusé la Légion d'Honneur, mais leur truc, je vais le porter à la boutonnière et en mention sur mes cartes de visite ".

    Cette affaire serait sans importance, si elle ne montrait la puissance du lobby homéopathique qui, faute de pouvoir prouver la valeur de ses thèses, entend bien que l'on ignore la vérité, même s'il faut pour cela porter atteinte à la liberté d'expression.

    Il faut dire que les homéopathes trouvent dans certains media des auxiliaires précieux et dévoués pour pratiquer leur désinformation.

    La responsabilité des media.

    Ne parlons pas ici de la presse spécialisée chargée de maintenir la foi des praticiens homéopathes, et n'évoquons que pour mémoire la presse féminine qui fait ses "choux gras" des guérisseurs, magnétiseurs et autres numérologues. En faisant la promotion de l'homéopathie, elle est dans son rôle et cela ne peut nous surprendre.

    Il est bon en revanche de s'interroger sur l'attitude de certains journaux, par ailleurs réputés pour leur sérieux (Le Monde, Le Figaro...). Lors d'affaires comme la "mémoire de l'eau", cette presse s'est précipitée pour annoncer le miracle sans prendre garde aux réticences qui s'exprimaient. Pis encore, lorsque les vérifications entreprises ou l'analyse critique ont découvert l'illusion, elle est restée silencieuse ou, mieux encore, s'est retournée contre ceux qui avaient fait la lumière. On comprend bien que le mystère fait vendre, mais on attendrait de ces publications une attitude plus responsable, car le public n'est jamais informé lorsque les tricheurs sont démasqués.

    Lorsqu'ils sont acculés, les partisans irréductibles de l'homéopathie dégainent alors des arguments du style : "Si cela ne fait pas de bien, cela ne fait pas de mal !" ou encore "De toute façon, cela fait faire des économies à la Sécurité Sociale". Cela est-il si sûr ?

    Les arguments de la dernière heure.

    L'homéopathie est-elle néfaste ?

    Soyons clairs ! Les homéopathes dans leur grande majorité sont des gens responsables. Ils dirigent vers les spécialistes tout patient qui présente une pathologie grave (ce qui explique sans doute en grande part la mansuétude dont ils bénéficient de la part de ceux-ci). Et pourtant leur action retarde souvent la mise en œuvre d'un traitement sérieux. Le professeur Marcel Francis Khan, dont il est question plus haut, raconte volontiers les cas de nombreux patients arrivant trop tard dans son service.

    D'autre part, par leur seule présence, les homéopathes "responsables" cautionnent ceux de leurs confrères qui ont une pratique aussi sectaire que dangereuse…

    Les "économies" de l'homéopathie.

    Les préparations homéopathiques ne coûtent pas cher, entend-on dire ! Encore heureux !

    D'abord parce que, comme nous l'avons vu, elles sont en général prescrites "en plus" par les homéopathes prudents. Et puis, ce que l'on paie dans un remède classique, ce n'est pas le produit proprement dit, c'est la "matière grise", c'est la recherche (qui a trouvé la molécule), le développement (qui l'a transformé en un médicament utilisable) et enfin l'AMM (avec les délais et les essais qu'elle impose). En homéopathie, il n'y a ni recherche, ni développement, ni AMM (17). Quant à la matière première, nous avons vu que cela s'apparente au miracle de la multiplication des pains !

    C'est pourquoi, l'homéopathie qui faisait un chiffre d'affaires de 500.000 F en 1960 en fait aujourd'hui un de près de deux milliards de francs. Avec cet argent gâché en sucre et en "clair de lune", que de mesures de prévention ne pourrait-on prendre ! Quant à ceux à qui l'homéopathie réussit si bien, ne vaudrait-il pas mieux les diriger vers des psychothérapies cognitives ou systémiques, qui sont elles, de vraies sciences humaines.

    Notons enfin que le succès de l'homéopathie est une spécificité française.

    La situation de l'homéopathie dans le monde.

    L'homéopathie a connu une grande vogue au 19e siècle, alors que la médecine n'offrait pas d'alternative sérieuse. Avec l'avènement des médicaments actifs, le début du 20e siècle a vu l'homéopathie s'effondrer dans la plupart des pays. Aux Etats-Unis en particulier, où elle était florissante, elle a pratiquement disparu. Il ne reste que quelques praticiens, pas toujours médecins, et les préparations homéopathiques s'achètent en Kits au drugstore. Le mouvement, bien que plus faible, a été similaire en Europe.

    Il n'existe que deux pays où l'homéopathie fait au contraire une percée retentissante : l'Inde et la France. Le cas de l'Inde s'explique facilement. Dans ce pays existe une médecine de pointe identique à la nôtre, mais accessible seulement à une faible minorité de la population. Pour les autres, il ne reste que le réconfort moral des médecines traditionnelles et les prix modiques de l'homéopathie. On connaît le résultat qui en découle en matière d'espérance de vie.

    Par contre, la France constitue un paradoxe et une exception. Pourquoi un pays qui est l'un des plus grands en matière de recherche médicale, et où le système de protection sociale permet à tous l'accès aux soins, fait-il une telle place à l'homéopathie? Il faut sans doute chercher la réponse dans le dynamisme et l'interventionnisme des laboratoires homéopathiques, au premier rang desquels Boiron.

    Ce petit laboratoire artisanal, crée en 1932 par deux frères, va connaître sous la direction de Christian Boiron, fils et neveu des fondateurs, un essor spectaculaire. Gestionnaire habile, celui-ci va par tous les moyens s'efforcer de crédibiliser l'homéopathie et, si nécessaire, de faire taire ses détracteurs. C'est ce laboratoire qui finance généreusement toutes les tentatives de justifications théoriques et qui inonde de publicité rédactionnelle (18) les périodiques qui se prêtent à son jeu et y trouvent les moyens de leur subsistance. Il ira même jusqu'à attaquer en diffamation la revue Science et Vie devant le tribunal de grande instance, pour un article jugé trop critique.

    C'était la première fois que l'on tentait de régler une controverse scientifique par voie de justice. (Les juges, peu satisfaits qu'on essaie de se servir d'eux, l'ont d'ailleurs débouté). Ce laboratoire joue partout de son influence pour faire prendre au public "des vessies pour des lanternes"… Voilà qui montre une fois encore l'activisme infatigable de ce laboratoire qui, appuyé sur le quasi-fanatisme de ses fidèles, continue inlassablement de présenter des fausses preuves pour tenter de prouver l'improuvable.

    Pour conclure.

    L'homéopathie se "pare des plumes du paon". Elle se prétend science et médecine, elle en prend les attributs et elle en détourne le financement.

    En réalité, l'homéopathie présente certains aspects propres aux sectes. Elle en a le gourou (Hahnemann), les grands prêtres (les homéopathes), les dogmes irrationnels (similitude, dynamisation...), le prosélytisme des fidèles (G. Dufoix et tant d'autres), l'intolérance qui mène aux bûchers (affaire M. F. Khan), et enfin les profits financiers. Que ceux qui trouvent ce rapprochement exagéré sachent que la collusion entre l'homéopathie et les sectes n'est pas seulement "objective". Rappelons quelques cas significatifs. En premier lieu, le célèbre homéopathe Luc Jouret, créateur de l'Ordre du Temple Solaire, dont on connaît la fin. Ou encore le réseau de médecins homéopathes (parmi lesquels le Dr Mathes (19), qui dirigeaient leurs clients vers la secte Suisse METHERNITA. Sans oublier les faux certificats de vaccination faits par des homéopathes proches de diverses sectes "naturalistes" (20).

    Notes :

    1. Ainsi, il existe à l'Université de Tours une unité de recherche qui traque de par le monde toutes les pistes qui, des fleurs de Bach aux plus exotiques médecines traditionnelles, pourraient mener à un médicament nouveau.

    2. Exemples de l'inconvénient des produits "naturels" : en aromathérapie (très à la mode), on utilise l'huile essentielle de romarin de Provence, qui contient effectivement un excellent tonicardiaque, mais aussi un alcaloïde terriblement toxique pour le foie. De même, l'huile essentielle de sauge, dont l'effet somnifère est incontestable, stimule par ailleurs la sécrétion d'œstrogènes, pouvant entraîner, à long terme, l'apparition de cancers hormono-dépendants.

    3. Référence : Mieux connaître l'homéopathie de Michel Rouzé. Ed La Découverte. On pourra aussi consulter les chapitres consacrés à l'homéopathie dans "Au cœur de l'extra-ordinaire" de Henri Broch. Ed L'horizon chimérique, 7 rue Leyteire, 30000 Bordeaux.

    4. Ce qui donnera Coffea, souverain contre les insomnies, puisque, principe de similitude dixit, le café empêche de dormir un homme sain. Défense de rire !

    5. Liaison due à la polarité des molécules d'eau et qui assemble entre elles de façon fugitive les quatre ou cinq molécules voisines.

    6. Pardon au Dr Knock !

    7. Voir "La nouvelle grille" et "L'éloge de la fuite" Ouvrages d'Henri Laborit, Ed Gallimard. Folio.

    8. Votre maladie ou celle de votre chien qui est le reflet de votre inquiétude.

    9. Exemple l'affaire Lyssenko : Grand responsable de la biologie en URSS de 1937 à 1964, Lyssenko a rejeté les résultats de la génétique, car il estimait que la théorie du gène comme déterminant héréditaire invariant au travers des générations était contraire aux postulats de l'idéologie officielle.

    10. The Lancet, The new England Journal of Medicine... pour la médecine, Cell, Sciences, Nature... pour la biologie.

    11. Tous ces essais sont répertoriés et analysés dans l'ouvrage dirigé par J.J. Aulas (Psychiatre, Pharmacologue et diplômé de l'école Française d'homéopathie) : L'homéopathie, Ed. Roland Bettex 1985.

    12. Où quelque temps auparavant, on avait entendu Mme Dufoix fraterniser avec Rika Zaraï, alors grande prêtresse des bains de siège et autres remèdes de "bonnes femmes".

    13. Plutôt un petit désavantage aux deux groupes recevant l'homéopathie, mais la différence est inférieure à l'écart-type, donc sans signification.

    14. Dernier exemple : le livre intitulé Théorie des hautes dilutions et aspects expérimentaux, considéré comme "farfelu" ou qualifié de "canular" par les plus grands scientifiques. (Voir Science et Vie avril 1997).

    15. Appliquant en cela un principe qui dit qu'une rhinite traitée par antibiotique guérit en une semaine et qu'elle disparaît en huit jours avec un placebo.

    16. Mot dénué de sens, inventé par les homéopathes, pour mettre, au moins dans le vocabulaire, leur discipline sur le même plan que la médecine scientifique.

    17. La recherche n'est que de la publicité déguisée, puisque lorsque des laboratoires homéopathiques passent des contrats avec des chercheurs, ceux-ci stipulent que seuls doivent être publiés les résultats favorables à l'homéopathie. Le développement est évidemment sans objet et l'AMM est inutile, car ces produits sont antérieurs à la législation.

    18. Article faussement objectif destiné à faire la promotion d'un produit ou d'une marque.

    19. Le Dr Mathes associé du Dr Gardan dans un cabinet médical de Voreppe, a été suspendu pour deux mois par le conseil régional de l'Ordre de l'Isère pour avoir attiré des mineurs en crise dans les filets de la secte. Un autre médecin, le Dr Bouillaget de Mezieux utilisait même un minibus pour envoyer plus facilement ses clients dans la secte.

    (20)Référence : Envoyé spécial de mars 1996, Séquence "Sectes sur ordonnances"."

    (Fin du dossier de Jean Brissonnet).

    1. Sur le plan spirituel (complément de Parole de Vie).

    Jean Brissonnet s'est efforcé de démontrer le caractère non scientifique de l'homéopathie. Sur ce plan, nous pensons que sa démonstration est efficace. Non seulement l'homéopathie n'a jamais pu prouver son caractère scientifique, mais, au contraire, on a pu abondamment prouver son caractère pseudo, et même anti-scientifique.

    Jean Brissonnet ne se place pas sur le terrain spirituel. Ce n'est pas l'objet de son dossier. Il affirme toutefois que l'homéopathie "est le fait de "l'illumination" d'un seul homme, ce qui la rattache plutôt à une secte qu'à une tradition séculaire". Le terme qu'il emploie, "illumination", fait nettement référence à une révélation spirituelle.

    Jean Brissonnet n'a donc malheureusement pas été en mesure de dénoncer les dangers spirituels réels de l'homéopathie. C'est bien dommage, car il aurait pu invoquer un argument supplémentaire de taille pour appuyer sa condamnation de l'homéopathie.

    Une origine ténébreuse.

    Tous les effets "bénéfiques" de l'homéopathie, en effet, ne sont pas simplement causés par "l'effet placebo", ou l'autosuggestion du patient. Si l'homéopathie peut parfois être "efficace", c'est aussi parce qu'elle fait appel, à l'insu du patient, à des puissances spirituelles qui ne sont pas divines.

    Pour comprendre cela, il nous faut revenir à la personnalité du fondateur de l'homéopathie, Friedrich Hahnemann. Ce que Jean Brissonnet ne dit pas, c'est que Hahnemann était un occultiste, qui s'est profondément intéressé aux religions orientales et aux pratiques occultes, et qui rejetait ouvertement Jésus-Christ.

    Ce que nous croyons, c'est qu'il a reçu, lors de ses recherches, des révélations surnaturelles qui provenaient de puissances spirituelles ténébreuses, comme celles qui sont à l'œuvre dans l'acupuncture.

    Peut-on penser que Hahnemann, avec toutes les portes qu'il avait ouvertes à Satan dans sa vie spirituelle, ait reçu (même sans s'en douter) des révélations provenant de l'ennemi, qui a pu ainsi se servir de lui pour ajouter un élément nouveau à son système oppressif  ? Nous en sommes convaincus.

    Si l'homéopathie ne peut manifestement pas revendiquer un statut de science, malgré tous ses efforts, ni s'appuyer sur l'intelligence scientifique humaine pour justifier ses prétentions, d'où a-t-elle donc pu tirer son inspiration et son succès, si ce n'est du "père du mensonge" ? Ce n'est certainement pas non plus le Seigneur qui est à l'origine de "l'illumination" de Hahnemann !

    Pour reparler de l'un des principes fondamentaux de l'homéopathie, le principe de similitude, "tout produit capable de provoquer sur un sujet sain les symptômes d'une maladie est capable de la guérir". Cela signifie en clair que l'on peut "guérir le mal par le mal". Sans s'en douter, l'homéopathie dévoile là son origine : "guérir le mal par le Malin !"

    Les homéopathes, par ce qu'ils appellent la "dynamisation", prétendent transcender le caractère purement physique du produit, pour faire appel à une mystérieuse "force dynamique" qui donne toute sa valeur au produit final. Pour nous, Chrétiens, il ne fait aucun doute que cette "force dynamique" n'est autre que la puissance spirituelle d'un mauvais esprit.

    Ceci a pu être confirmé lors de prières de délivrance de personnes démonisées, quand elles ont été délivrées d'un "esprit d'homéopathie" qui, en sortant, faisait agiter frénétiquement la main de sa victime, reproduisant ainsi le "sacro-saint" geste des préparateurs en homéopathie : secouer énergiquement le flacon contenant la dilution, afin de le "dynamiser".

    Satan savait qu'en contrôlant cette pseudoscience qu'est l'homéopathie, il pourrait plus facilement s'introduire dans des sociétés matérialistes occidentales, et opprimer ainsi de malheureux malades à la recherche d'un soulagement (tout particulièrement des malades Chrétiens), malades assez naïfs ou ignorants pour se confier en l'apparence scientifique de cette discipline, alors que la plupart n'auraient sans doute jamais consulté directement un guérisseur ou un occultiste.

    C'est ainsi que l'homéopathie a pu séduire sans mal de très nombreux Chrétiens (comme Mme Georgina Dufoix), qui n'ont pas pris la peine de s'interroger suffisamment sur la personnalité ténébreuse du fondateur de cette pratique, ni sur l'origine de son "illumination". Ils ont l'impression d'avoir affaire à une "médecine douce à base de plantes", qui peut agir à long terme comme traitement de fond, inoffensif pour la santé.

    Nous avons aussi personnellement pu vérifier que de très nombreux guérisseurs et occultistes préconisaient un traitement homéopathique.

    Des dangers spirituels réels.

    Les dangers spirituels de l'homéopathie sont donc réels, et importants. N'oublions pas que Satan est venu pour "tuer, égorger et détruire". Aucune pratique contrôlée par lui n'est "bénigne" ! Parmi ces dangers, il faut signaler en priorité celui de l'incrédulité croissante par rapport à la Parole de Dieu, et par rapport à la Personne et à l'œuvre de Jésus-Christ.

    Nous ne pouvons donc que conseiller vivement aux Chrétiens qui suivent un traitement homéopathique de rechercher la vérité sur ce sujet auprès du Seigneur, dans la prière. Ceux qui aiment la vérité, et qui veulent recevoir la vérité de la part de Celui qui est la Vérité, ne pourront pas manquer d'être éclairés, et d'abandonner ainsi cette pratique hautement dangereuse sur le plan spirituel. Ils pourront alors demander pardon au Seigneur d'avoir eu recours, par ignorance, à une pratique spirituellement néfaste. Le sang de Jésus les purifiera, et le Seigneur les délivrera de toute influence mauvaise !


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    Acupuncture

     

     Qu'est-ce que l'acupuncture ?

    de Henri Viaud-Murat.

    Pour faire suite à l'article sur l'homéopathie, nous présentons à présent un dossier sur l'acupuncture, autre pratique médicale qui divise largement les Chrétiens.

    Comme pour notre étude précédente, dans une première partie, nous aborderons l'étude de l'acupuncture sous l'aspect strictement scientifique. L'acupuncture est-elle, comme elle le prétend, une discipline médicale et scientifique comme les autres ? Dans une seconde partie, nous aborderons l'aspect spirituel.

    • Sur le plan scientifique.

    Nous laisserons à nouveau la parole à Jean Brissonnet, responsable du site Internet de l'Association Française pour l'Information Scientifique. Il a étudié objectivement les prétentions scientifiques de l'acupuncture. Toute cette première partie est donc extraite d'un dossier qu'il a établi à ce sujet, et que l'on peut consulter intégralement à l'adresse suivante :
    http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=13

    Voici ce qu'écrit Jean Brissonnet :

    "Comme toutes les pseudo-médecines, l'acupuncture cherche désespérément des preuves qui pourraient assurer son développement et la ranger définitivement au rayon des thérapies "respectables". A ce titre la Conférence de Consensus de novembre 1997 a paru apporter des éléments nouveaux, susceptibles de donner satisfaction aux acupuncteurs. Il était donc nécessaire de refaire l'enquête.

    Les origines.

    L'acupuncture remonte au 2e siècle avant JC. En 1822, elle sera interdite par l'Empereur de Chine, comme obstacle au progrès de la médecine.

    Connue en Europe depuis le 12e siècle, elle n'y sera introduite comme méthode thérapeutique qu'au début du 19e siècle par le Dr Louis Berlioz, père du célèbre symphoniste. Celui-ci la pratique et la fait connaître à partir d'ouvrages édités au 18e siècle.

    Elle retombera dans l'oubli jusqu'à la détente entre la Chine et l'Occident dans les années soixante-dix.

    La redécouverte.

    Après la Révolution culturelle, les relations de la Chine populaire avec l'étranger s'améliorent brusquement. En 1971, elle est admise aux Nations Unies à la place de la République de Chine (Taiwan). En 1972, le président des Etats-Unis, Richard Nixon, y fait une visite officielle. La propagande bat son plein. Le régime doit être présenté sous son meilleur jour. Dans le domaine de la santé, le président des U.S.A, assiste à une démonstration d'anesthésie sous acupuncture. Les journalistes qui suivent le voyage présidentiel se font largement l'écho des miracles de cette "science millénaire". En fait, on saura plus tard, par deux médecins de Shanghai, que les patients avaient été judicieusement sélectionnés et qu'ils avaient subi une prémédication par un anesthésique chimique. Qu'importe ! L'enthousiasme pour cette médecine exotique gagne le monde, car elle correspond bien aux aspirations orientalistes de bon nombre d'intellectuels de l'époque.

    Pendant les années qui suivront, des témoignages, tous plus convaincants les uns que les autres, seront livrés au public.

    Aujourd'hui en Chine l'acupuncture est beaucoup moins utilisée qu'on ne le pense, et les grands "pontes" de la médecine traditionnelle, lorsqu'ils sont malades, vont se faire soigner dans les hôpitaux occidentaux !

    Les principes.

    Pour les Chinois traditionnels, la maladie résulte d'un déséquilibre entre les forces antagonistes du Yin et du Yang. Le yin représente les qualités traditionnellement féminines de passivité et de soumission, tandis que le yang est le symbole de la puissance et de l'agressivité du genre masculin. L'équilibrage de ces deux forces opposées est réalisé par la circulation du Ch'i (ou Qi) à travers quatorze voies appelées "méridiens", dont l'obstruction provoque la maladie. Pour guérir, il suffit, par une piqûre au point adéquat, de rétablir la circulation du Ch'i pour que revienne l'harmonie corporelle. Au fil des ans, les aiguilles en os sont remplacées par du bronze, de l'argent, de l'or et enfin de l'acier.

    A l'origine, on distinguait environ 160 points d'acupuncture. On en utilisait 349 au 6e siècle et 747 en 1981. En fait, le congrès de Manille de 1982 a officiellement ramené ce nombre à 361. Parfois les piqûres peuvent être remplacées par des pressions (acupression), par le chauffage résultant de la combustion de fibres végétales ou plus récemment d'un moxateur électrique. La version la plus technologique met en œuvre un rayon laser (laserpuncture). On peut aussi compléter la pose des aiguilles par le passage d'un courant électrique de basse tension et de faible fréquence, mais alors on sort de l'acupuncture pour entrer dans l'éléctrostimulation, ce qui est tout autre chose.

    Le diagnostic laisse une large place à la prise des pouls, opération fort complexe puisque, le Dr J.J.Aulas (1) rapporte qu'on peut distinguer "sept types de pouls superficiels (flottant, dicrote, lisse, plein, vibrant, tendu, élargi) et huit types de pouls profonds (minuscule, immergé, relâché, râpeux, lent, prostré, humide, faible)". En fait dans la chine moderne, l'acupuncture continue d'être utilisée, pour des raisons économiques, mais sans se préoccuper de ses bases théoriques. "Autrement dit, tout en maintenant intact le dogme de l'efficacité de l'acupuncture, les praticiens chinois rejettent comme fantaisistes les explications traditionnelles" (2).

    On va voir que, paradoxalement, ce n'est pas le cas en France !

    Les preuves théoriques.

    De tout temps on a tenté de mettre en évidence les points d'acupuncture et les méridiens. L'examen anatomique microscopique n'a jamais rien montré, malgré les efforts déployés, et l'étude de la supposée variation de résistivité des points d'acupuncture a sombré dans le ridicule.

    Pourtant… Le 5 novembre 1985, le journal de 20 h sur TF1 révèle, à grand fracas, que trois médecins de l'hôpital Necker les Drs J.C.Darras, P.Albarède et P. de Vernejoul ont visualisé un méridien grâce à l'utilisation d'un isotope radioactif, le technécium 99.

    L'opération a été minutieusement orchestrée, puisque les auteurs ont simultanément publié un ouvrage de vulgarisation et présenté leur travail sous forme d'une communication à l'Académie de médecine, sous le titre :"Etude des méridiens d'acupuncture par des traceurs radioactifs". Evidemment, les grands médias, friands de ce genre d'événement, se font immédiatement le relais de l'annonce de la "merveilleuse découverte". Science et Vie, l'un des rares journaux à conserver, à cette époque, le sens critique, publie dans son numéro 819, sur la plume du Dr J.M.Bader, un écho intitulé : "Acupuncture : des preuves qui n'en sont pas". L'auteur y met en cause la méthodologie employée et annonce que "des scientifiques d'un organisme de recherche vont refaire l'expérience sur l'animal, dans les normes". Une polémique s'en suivra (3) qui prendra fin lorsqu'en 1988, le Pr. Y.Lazorthes chef de service de neurochirurgie du CHU de Rangueil à Toulouse, reprenant les expériences incriminées, montrera que la migration du marqueur ne dépend pas du point d'injection et suit en réalité un trajet veineux.

    Exit donc des méridiens mystérieux et des points aux pouvoirs magiques !

    Ce qui ne signifie nullement que l'acupuncture soit sans effet.

    Les essais cliniques.

    Pour apporter la preuve de l'efficacité d'une thérapeutique, il faut réaliser des essais contrôlés. Pour cela on effectue la comparaison en double aveugle, avec un placebo et/ou avec un traitement de référence, à partir de groupes de patients nombreux, homogènes, tirés au sort, et en prenant soin que l'appréciation soit constante tout au long de l'essai. Or il est difficile de réaliser un placebo d'acupuncture parfaitement valable. C'est pourquoi la plupart des essais présentés à l'appui de l'efficacité de l'acupuncture sont des études ouvertes non contrôlées. Nous ne retiendrons donc que des études ou analyses présentant un minimum de garanties méthodologiques.

    En 1976, les Drs Moore et Berk réalisent un essai particulièrement bien mené pour vérifier l'action de l'acupuncture sur la douleur. Henri Broch rapporte le résultat de cette étude qui montre que la douleur a été effectivement réduite à la fois par le placebo et l'acupuncture, mais que celle-ci "n'a pas montré de meilleur résultat que l'imitation" (4). C'est plutôt l'inverse, sans que la différence soit significative.

    Dans les années 1990/91, trois épidémiologiques G.Riet, J.Kleijnen et P.Knipschild réalisent une série de méta-analyses sur la dépendance, la douleur chronique et l'asthme, pathologies sur lesquelles l'acupuncture est réputée particulièrement active. Chaque fois ils attribuent 100 points aux études présentant une excellente rigueur scientifique, à partir de 18 critères méthodologiques prédéfinis.

    Dans la première analyse portant sur la dépendance (cigarette, héroïne et alcool), 22 études contrôlées sont examinées. Les auteurs indiquent que "les méthodes d'études sont généralement mauvaises". En effet, aucune étude n'obtiendra plus de 75 points, et 12 d'entre elles, soit plus de la moitié, n'auront même pas droit à la moyenne. La conclusion sera que "l'affirmation que l'acupuncture est efficace comme traitement de ces dépendances ne s'appuie donc pas sur des résultats de recherches cliniques sérieuses" (5).

    Dans le cas de la douleur, c'est cette fois 51 études cliniques contrôlées qui sont examinées. Les auteurs signalent que "la qualité, même celle des meilleures études, s'avère médiocre" et que les résultats de celles qui ont au moins la moyenne sont contradictoires. En conséquence :"L'efficacité de l'acupuncture dans le traitement des douleurs chroniques reste douteuse" (6).

    Enfin concernant l'asthme, les remarques sont identiques et la conclusion du même ordre : "l'affirmation que l'acupuncture est efficace dans le traitement de l'asthme n'est pas basée sur le résultat de travaux bien conduits" (7).

    Une autre méta-analyse réalisée en 1989 par M.Patel, F. Gutzwiller, F. Paccaud et A.Marazzi sur les douleurs chroniques, conclura dans le même sens : "Diverses sources de biais, y compris des problèmes de compétence, empêchent de conclure positivement, bien que de nombreux résultats semblent apparemment favorables à l'acupuncture" (8).

    On pourrait en citer d'autres (9). La conclusion est toujours la même et peut se résumer ainsi : l'acupuncture ne présente pas d'efficacité spécifique notable, mais on ne peut pas prouver non plus qu'elle n'agit pas.

    Pourquoi cette impossibilité à trancher ?

    Sans doute parce que l'acupuncture est réputée agir sur les pathologies fortement sensibles au placebo.

    On cite souvent le chiffre de 30%, lorsqu'on parle de l'effet placebo. En fait, la réalité est beaucoup plus complexe. Le pourcentage d'améliorations subjectives par administration de placebo varie de quelques pour cent pour les maladies infectieuses, à plus de 80% pour certains cas de douleurs, d'arthrite ou d'ulcères (10). Or la douleur est la terre d'élection de l'acupuncture. Certains pensent même que c'est son seul domaine d'action.

    Imaginons donc que nous réalisions un essai contrôlé de l'acupuncture, d'une part sur une maladie infectieuse, d'autre part sur la douleur chronique. Cette étude est imaginaire car elle ne pourrait être faite, pour des raisons d'éthique. Il est en effet impensable de priver d'antibiotique des patients atteints d'une maladie infectieuse reconnue, dans le seul but de réaliser un essai contrôlé. La description de cet essai est donc purement didactique et les chiffres donnés, le sont à titre indicatif, à partir de valeurs vraisemblables.

    Donc, trois groupes homogènes seraient chaque fois constitués, l'un recevrait le traitement de référence (antibiotique dans un cas, antalgique dans l'autre), le second serait traité par acupuncture et le dernier prendrait le placebo. En fait, dans ce cas, il faudrait utiliser un placebo croisé, c'est-à-dire que chaque patient recevrait une gélule (produit actif ou placebo) et de l'acupuncture (vraie ou simulée). Dans le cas de l'infection, le placebo donnerait un résultat positif dans (sans doute) environ 5% des cas et l'antibiotique ferait un score (probable) de 95%. Il serait donc facile de déterminer si, oui ou non, l'acupuncture est active, puisque son résultat s'inscrirait dans une fourchette de 90%. Par contre dans le cas de la douleur, le placebo pourrait faire jusqu'à 80%, alors que l'antalgique ne dépasserait probablement pas 90%. On comprend que l'action de l'acupuncture serait alors impossible à déterminer, la fourchette dans laquelle elle s'inscrirait probablement (10%) étant bien trop faible pour qu'un quelconque résultat (en plus ou en moins) soit significatif.

    Il faut aussi dire que les mécanismes qui tentent d'expliquer l'action de l'acupuncture ont souvent été invoqués pour expliquer l'effet placebo.

    Mécanismes d'actions.

    Une chinoise interrogée pour savoir si l'acupuncture était douloureuse

    (11) répondit d'un air convaincu : "C'est dur ! Mais quand on souffre, c'est que le médecin est efficace". De fait, le stress est souvent invoqué comme initiateur de l'action de l'acupuncture.

    Tout le monde connaît ces enfants qui se relèvent après une bagarre, tout étonnés d'être ensanglantés ou encore ces histoires de fantassins s'apercevant qu'il leur manque une main, arrachée par une balle, plusieurs secondes auparavant, à la sortie d'une tranchée. Quels meilleurs exemples d'anesthésies par le stress !

    L'acupuncture (et peut-être l'effet placebo), fait sans doute appel aux mêmes mécanismes. Des substances antalgiques seraient, dans certaines conditions, libérées par l'organisme : enképhalines au niveau des terminaisons synaptiques ou endomorphines par l'intermédiaire du complexe hypotalamo-hypophysaire. De leur côté, les glandes corticosurrénales pourraient libérer des glucocorticoïdes à action anti-inflammatoire.

    Ceci est confirmé par certaines études (pas toutes) qui montrent que l'action antalgique de l'acupuncture est bloquée par l'action de la naloxone, une substance qui inhibe l'action des produits morphiniques.

    Notons donc que si l'acupuncture est parfois active, ce n'est pas pour les raisons qu'elle invoque, et qu'elle n'est pas pour autant toujours sans danger.

    Les dangers.

    Le 17 mai 1995 le Journal International de Médecine annonçait le décès d'une patiente par perforation du myocarde "l'aiguille plantée au point REN 17 a perforé la paroi antérieure du VD et provoqué un hémopericarde, à la faveur d'un foranem sternal".

    S'agit-il là d'un accident isolé, ou l'acupuncture présente-t-elle de réels dangers ?

    Indépendamment des risques habituels communs à toutes les médecines non scientifiques et qui résultent d'une absence de soins ou de diagnostics inappropriés, l'acupuncture peut provoquer "des pertes de connaissance, des hématomes aux sites de pénétration, des pneumothorax par perforation pulmonaire, des convulsions, des infections locales, des dermites de contact et des blessures nerveuses ou musculaires (12).

    Un sondage réalisé auprès de 1135 médecins norvégiens a révélé 66 cas d'infection, 25 cas de perforation pulmonaire, 31 cas de douleur aggravée, et 80 autres cas de complications diverses. Un autre sondage portant sur 197 acuponcteurs, a dénombré 132 cas de perte de connaissance, 26 cas de douleur aggravée, 8 cas de pneumothorax, et 45 cas de problèmes mineurs (13).

    D'où la nécessité que l'acupuncture ne soit pratiquée que par un personnel particulièrement compétent !

    La reconnaissance.

    En France.

    En France, heureusement, l'acupuncture ne peut-être utilisée que par des médecins, alors qu'aux Etats-Unis, dans vingt Etats, elle peut-être pratiquée sans compétence particulière.

    L'Académie nationale de médecine, dont le rôle est de conseiller le gouvernement dans le domaine de la santé, est toujours très réservée, et sa position officielle reste que "aucun effet thérapeutique véritable n'a jamais pu être démontré, lorsqu'il s'agit d'une pathologie relevant de lésions organiques. Les succès dont il a pu être fait état l'ont été sur des malades dits fonctionnels, et ne peuvent vraiment pas être distingués d'un effet placebo".

    Pour le Conseil de l'Ordre, l'acupuncture est, tout comme l'homéopathie, une "orientation", elle est donc l'objet d'une simple déclaration, sans aucun contrôle de compétence. N'importe quel médecin en quête d'une pseudo-spécialité, peut se déclarer acupuncteur après une rapide initiation. Pourtant, neuf Facultés de médecines dispensent un enseignement d'acupuncture sanctionné par un diplôme universitaire, et il existe depuis 1945 des écoles privées de perfectionnement. Une seule ville, Nîmes, possède un service hospitalier d'acupuncture. Créé en 1978 par le Pr. J. Bossy, ce service fait tout pour promouvoir sa spécificité, faire des adeptes et étendre son influence. Le 6 mai 1998, par exemple, un article sur une page entière paraissait dans "Midi Libre". Titres accrocheurs, photos couleur et contrevérités affirmées étaient au programme : "une efficacité reconnue (sic) contre la douleur" ou encore "dans ce domaine (gynécologie-obstétrique) l'acupuncture a fait ses preuves (re-sic)". Tout était fait pour que se développe cette "exception nîmoise" présentée comme une réponse au "besoin grandissant de se recentrer sur des pratiques et des techniques thérapeutiques plus naturelles".

    Naturelle ! Le grand mot est lâché ! Comme si, se faire larder d'aiguilles, était chose naturelle !

    Au plan international.

    Certaines organisations internationales se sont penchées sur le problème posé par le développement de l'acupuncture. Le 16 septembre 1990, le conseil de direction du National Council Against Health Fraud, Inc (Conseil National contre la fraude dans le domaine de la santé), prenait position sur l'acupuncture. Cet organisme, "privé, sans but lucratif et formé de membres bénévoles s'intéresse au charlatanisme, à la fraude et à la désinformation dans le domaine de la santé. Il n'est financé que par les cotisations de ses membres, ses publications et ses services aux consommateurs". Il offre toutes garanties de compétence et surtout d'indépendance.

    Le NCAHF, après une étude des publications concernant l'acupuncture, conclut, entre autres, que :

    - L'acupuncture est un mode de traitement qui n'a pas fait ses preuves.

    - Ses théories et ses pratiques sont basées sur des concepts primitifs et fantaisistes concernant la santé et les maladies et qui ne correspondent pas aux connaissances scientifiques actuelles.

    - Les recherches de ces vingt dernières années n'ont pas réussi à démontrer que l'acupuncture soit efficace sur aucune maladie.

    - Les effets de l'acupuncture sont probablement dus à la combinaison de l'espoir, la suggestion, le détournement d'attention, le conditionnement et d'autres mécanismes psychologiques.

    Il constate que "de nombreuses publications sur cette discipline s'appuient uniquement et sans aucun esprit critique sur des anecdotes et la tradition".

    Finalement le NCAHF émet un certain nombre de recommandations :

    - Aux médecins : que l'acupuncture ne doit pas être proposée sans que les patients n'aient donné leur consentement, en sachant bien qu'elle doit être considérée comme une technique expérimentale qui n'a pas fait la preuve d'une action supérieure au placebo et qu'elle n'est pas exempte de complications

    - Aux patients : que ceux qui désirent essayer l'acupuncture discutent de leur situation avec un médecin compétent qui n'y a pas d'intérêt commercial.

    - Aux législateurs : que les assurances privées ou publiques ne doivent pas prendre en charge les traitements d'acupuncture.

    Et pourtant, comme souvent dans le cas des pseudo-médecines, les croyants vont tout mettre en œuvre pour valider leur pratique.

    La conférence de consensus du NIH.

    Il est sans doute bon de rappeler ici que lorsque l'on fait une conférence de consensus, c'est que la vérité n'est pas connue. Si elle l'était, la conférence n'aurait pas de raison d'être. La conférence va avoir pour but d'établir une position modérée qui sera considérée comme raisonnable. Or, "une vérité scientifique s'établit sur la base de preuves irréfutables et non d'après l'opinion de la majorité" rappellent Scrabanek et Mc Cormick (14). Dans "le sophisme du faisceau de preuves", ils nous indiquent aussi qu'il "est aujourd'hui courant d'accumuler un certain nombre d'études dont aucune n'a mis en évidence de résultats significatifs, ni apporté la "preuve" d'une différence significative... En fait un faisceau de preuves incertaines demeure incertain".

    Cela ne signifie pas pour autant que toute conférence de consensus soit inutile ou tendancieuse. Nulle urgence, par contre, ne semblait imposer une décision concernant la validité de l'acupuncture, cette technique n'apportant pas, que l'on sache, de solutions révolutionnaires dans les problèmes du cancer ou du SIDA.

    Et pourtant en novembre 1997 avait lieu sous l'égide du NIH (National Institutes of Health) une conférence de consensus sur cette thérapeutique. Son objectif était de "fournir au personnel soignant, aux patients et au public en général une évaluation responsable de l'usage et de l'efficacité de l'acupuncture dans différentes conditions". Sa conclusion est, en substance, que "bien que de nombreuses études semblent montrer une efficacité potentielle de l'acupuncture, beaucoup de ces études comportent des biais méthodologiques, en partie dus au fait que des contrôles sont difficiles à réaliser. Cependant il apparaît des résultats "prometteurs" dans les nausées postopératoires et chimiothérapiques, et dans la douleur dentaire postopératoire. Dans d'autres cas (dépendance, rééducation, mal de tête, etc…) l'acupuncture peut être utile comme "traitement de complément" ou incluse dans un ensemble de soins. Et le rapport conclut en encourageant des recherches pour "découvrir d'autres domaines où l'intervention de l'acupuncture serait utile".

    Voilà un résultat bien léger et qui n'apporte finalement pas grand-chose de neuf. La lecture du rapport laisse l'impression que les membres du panel se sont un peu forcés pour parvenir à trouver des formulations favorables à l'acupuncture. D'ailleurs une phrase placée dans le préambule précise que : "Ce compte-rendu est un rapport indépendant réalisé par le panel de consensus, et non une prise de position du NIH ou du Gouvernement Fédéral".

    Lorsqu'on étudie plus attentivement cette publication, on constate d'abord que dans les douze membres du panel, nombre sont ceux qui sont visiblement partie prenante dans l'acupuncture par le cadre dans lequel ils travaillent. Peut-on être à la fois juge et partie ? Même chose pour les intervenants : sur 26, au moins 14 sont, visiblement, rien que par leurs titres, originaires d'organismes d'acupuncture, de médecines alternatives ou orientales. Les rares intervenants critiques ont dû se sentir biens seuls !

    Dans son numéro de mars/avril 1998 "Skeptical Inquirer" reprenait un article de Scientific Rewiew of Alternative Medicine (SRAM) qui précisait : "le panel de consensus du NIH est l'émanation de l'Office des Médecines Alternatives (OAM). L'OAM à été créé par le NIH en 1992 pour évaluer les traitements alternatifs et fournir des informations sur les services de soins non conventionnels. Mais depuis sa formation, il fait l'objet de critiques sévères en raison de sa partialité". Suivaient les prises de positions de différents scientifiques : "Le consensus était un consensus de partisans et non un consensus d'opinions scientifiques valables.

    La représentation de l'acupuncture dans les conditions indiquées par la conférence est classique des pseudosciences. Elle montre que les instigateurs avaient des motivations idéologiques et non de l'objectivité scientifique", dit le Dr Wallace Sampson, M.D., rédacteur du SRAM et professeur de médecine à Université Stanford, qui ajoute : "Le panel du NIH a été conçu de toute évidence pour favoriser l'acceptation de l'acupuncture par le public, la presse…". Victor Herbert, professeur de médecine à l'école du Mont Sinaï de New York, qui définit l'acupuncture "comme un culte pseudo-religieux", affirme que "c'était une conférence de croyants qui déclamaient leurs illusions comme des faits" (Nature, November 13)

    Ce sont sans doute toutes ces raisons qui ont fait écrire au Dr Stephen Barrett (12), psychiatre et membre du NCAHF, que les conclusions de la conférence de consensus "n'étaient pas basées sur des recherches faites depuis que la position du NCAHF avait été publiée", mais qu'elles "reflètent plutôt l'opinion biaisée des participants qui avaient été choisis par un comité de planification dominé par les partisans de l'acupuncture". Puis il conclut : " Il est honteux de proposer d'augmenter les primes d'assurance pour subvenir aux frais des visites d'acupuncture".

    Comme nous aimerions que nos ministres l'entendent !

    Que les Français fervents du "Ch'i" ne se désespèrent pas, il leur est toujours possible de faire réunir par l'IFOP un panel représentatif, à l'occasion d'une quelconque "Conférence des citoyens sur l'acupuncture" (15). Après une formation de trois jours, et l'audition d'intervenants soigneusement choisis, ce panel fera aux autorités concernées, des "recommandations" dont les adeptes du "Yin" et du "Yang" pourront ensuite se prévaloir. En attendant un avenir, pas si improbable, où l'on fera "dire la vérité scientifique" par les augures…

    Pour conclure.

    A la question : L'acupuncture est-elle efficace ? La réponse est "oui". Elle est aussi efficace que l'homéopathie, la psychanalyse, les fleurs de Bach et les queues de lézards bouillies, c'est-à-dire aussi efficace que tout placebo, pur, impur, psychologique, rituel ou folklorique.

    A la question : Puisqu'elle donne satisfaction à certains patients, l'acupuncture doit-elle être prise en charge par la collectivité ? La réponse est "non". Sauf si cette collectivité a pu auparavant rembourser de manière satisfaisante tous les traitements qui ont fait la preuve de leur efficacité de façon incontestable et qu'alors, toutes les autres placebothérapies sont, elles aussi, prises en charge. Ce qui implique le remboursement, non seulement de celles citées plus haut, mais aussi de l'auriculothérapie, des sacrifices rituels, de l'urinothérapie (16), de la guérison par la foi, etc… sans oublier la sorcellerie berrichonne et toutes les autres pratiques ethno-folkloriques équivalentes.

     

    Notes


     :

    1) "Les médecines douces, des illusions qui guérissent." Ed. Odile Jocob, 1993.

    2) Dr J.M. Bader : Science et Vie N° 823.

    3) Voir Science et Vie N°823.

    4) Pour les détails de cet essai, consulter : "Au cœur de l'Extra-Ordinaire", Henri Broch, Ed. L'horizon chimérique, 1994.

    5) Br J. Gen. Pract. 1990 Sep ; 40 (338) : 379-382 "A meta-analysis of studies into the effect of acupuncture on addiction". Ter Riet G., Kleijnen J., Knipschild P.

    6) J. Clin Epidemiol 1990 ; 43 (11) : 1191-1199 "Acupuncture and chronic pain : a criteria-based meta-analysis". ter Riet G., Kleijnen J., Knipschild P.

    7) Thorax 1991 Nov ; 46 (11) : 799-802 "Acupuncture and asthma : a review of controlled trials". Kleijnen J., ter Riet G., Knipschild P.

    8) Int. J. Epidemiol. 1989 Dec ; 18. (4) : 900-906 "A meta-analysis of acupuncture for chronic pain". Patel M, Gutzwiller F., Paccaud F., Marazzi A.

    9) Richardson PH, Vincent CA. "The evaluation of therapeutic acupuncture : concepts and methods". Pain 24 :1-13, 1986. Richardson PH, Vincent CA. "Acupuncture for the treatment of pain". Pain 24 :1540, 1986.

    10) "Le mystère du placebo", Patrick Lemoine, Ed. Odile Jacob, 1996.

    11) La marche du siècle du 27 novembre 1997.

    12) "L'acupuncture, le Qigong, et la "Médecine chinoise". Stephen Barrett, M.D. Serveur "Quackwatch".

    13) Norheim JA, Fennebe V. "Adverse effects of acupuncture". Lancet 345 :1576,1995.

    14) "Idées folles, idées fausses en médecine." Petr Skrabanek James Mc Cormick Ed. Odile Jacob, 1997.

    15) Scénario inspiré par la "Conférence des citoyens sur les OGM"… mais ceci est une autre histoire.

    16) Méthode utilisée, entre autres, en médecine Tantrique et qui consiste à boire une préparation utilisant ses propres urines !"

    (Fin du dossier de Jean Brissonnet)

     

    • Sur le pan spirituel (complément de Parole de Vie).

    Le dossier établi par Jean Brissonnet rappelle la relation étroite entre l'acupuncture et la philosophie chinoise, mais sans en tirer les conséquences spirituelles dans la vie de ceux qui pratiquent cette discipline. Il se donne beaucoup de peine pour tenter de prouver que les seuls effets pratiques de l'acupuncture sont ceux qui sont dus à l'effet placebo, et que l'efficacité de l'acupuncture ne dépasse pas ce domaine.

    C'est certain, mais, en fait, l'acupuncture est bien plus efficace que l'auteur de ce dossier ne le pense, pour la simple raison que l'acupuncture fait appel, outre l'effet placebo, à des puissances spirituelles réelles, que la Bible appelle des "puissances des ténèbres".

    Rappelons en effet le fondement doctrinal de l'acupuncture, fondement sans lequel l'acupuncture n'existerait pas :

    "Pour les Chinois traditionnels, la maladie résulte d'un déséquilibre entre les forces antagonistes du Yin et du Yang. Le yin représente les qualités traditionnellement féminines de passivité et de soumission, tandis que le yang est le symbole de la puissance et de l'agressivité du genre masculin. L'équilibrage de ces deux forces opposées est réalisé par la circulation du Ch'i (ou Qi, énergie vitale) à travers quatorze voies appelées "méridiens", dont l'obstruction provoque la maladie. Pour guérir, il suffit, par une piqûre au point adéquat, de rétablir la circulation du Ch'i pour que revienne l'harmonie corporelle".

    Il nous suffit de relire ce paragraphe pour comprendre clairement que le fondement philosophique de l'acupuncture n'a rien à voir avec l'enseignement de la Bible ! Il s'agit d'une philosophie païenne qui n'a strictement rien de commun avec l'Evangile de Jésus-Christ ! Cette philosophie est Dualiste : les Chinois anciens croyaient qu'il y a dans l'Univers deux puissances spirituelles antagonistes, de force égale mais opposée, qui doivent s'équilibrer au niveau de toutes les créatures, pour que celles-ci puissent vivre dans l'harmonie et la santé. La force positive est la force masculine (le "yang"), alors que la force négative (!) est la force féminine (le "yin").

    Ces deux forces antagonistes circulent aussi au niveau du corps humain, à travers ces fameux "canaux", appelés "méridiens", qui assurent la répartition de ces énergies spirituelles dans tout notre organisme. Les "points d'acupuncture" correspondent à des "croisements" de divers méridiens. C'est en agissant sur ces points, par piqûre ou pression, que l'on peut équilibrer la circulation du "yin" et du "yang" dans le corps, et rétablir ainsi la santé de la zone déséquilibrée.

    La définition même du "yin" et du "yang" montre qu'il s'agit, non pas de forces physiques, mais de forces spirituelles. Il est vrai que la Bible enseigne que l'esprit est la puissance vitale qui donne la vie au corps. Il est écrit, dans l'épître de Jacques, que "le corps sans âme (en réalité, "sans esprit") est mort" (Jacques 2 :26). C'est l'esprit qui donne la vie au corps.

    Il est possible que les Chinois aient reçu une révélation de cette réalité de l'esprit. Par définition, l'esprit est une puissance spirituelle qui n'est pas physique, qui ne peut donc être observée par des moyens physiques, mais dont la présence et l'action peuvent être constatées par ses effets et ses conséquences. Comment, en pratique, notre esprit peut-il donner la vie aux cellules de notre corps ? Nous ne le savons pas exactement.

    Ce qui est certain, c'est que la Bible nous enseigne à ne pas pénétrer illégalement dans le domaine de l'esprit. Les sorciers et les magiciens pénètrent illégalement dans le domaine de l'esprit, afin d'utiliser la puissance de l'esprit. Ce faisant, ils sont obligés de faire appel à des mauvais esprits. Car, n'étant pas régénérés, ils ne peuvent pénétrer que dans le royaume spirituel de Satan.

    Pour nous, Chrétiens, la seule manière légale de pénétrer dans le domaine de l'esprit est de passer par une nouvelle naissance spirituelle en Christ, par la repentance et la foi en Jésus. Le Seigneur fait alors passer notre esprit mort, coupé de Dieu, par une résurrection spirituelle. Le Seigneur nous fait entrer dans Son Royaume spirituel, celui de Dieu. Son Esprit vient demeurer dans notre esprit régénéré, pour contrôler notre vie et nous faire produire le fruit de l'Esprit.

    Pénétrer dans le domaine de l'esprit, pour un Chrétien, ne peut donc se faire que sous la seule initiative, et la seule conduite du Saint-Esprit, seul Souverain pour maintenir notre esprit en Christ, et nous faire passer par les expériences spirituelles qu'Il a prévues pour nous. "Marcher par l'esprit", pour un Chrétien, consiste à rester entièrement dépendant de l'action du Saint-Esprit, dans l'obéissance à la Parole de Dieu. Dans ces conditions, c'est le Saint-Esprit qui manifeste souverainement en nous les "dons de l'Esprit" et le "fruit de l'esprit", qui ne sont autres que les différents aspects du caractère de Jésus-Christ.

    C'est aussi le Saint-Esprit qui passe par notre esprit pour agir au niveau de notre âme et de notre corps, afin d'y transporter l'énergie divine. La manière dont l'énergie spirituelle divine passe dans notre corps, pour le vivifier, reste une prérogative divine, et un mystère dans lequel nous ne devons pas pénétrer. Nous ne pouvons utiliser la puissance de notre volonté pour contrôler l'action du Saint-Esprit, comme s'il s'agissait d'une simple énergie physique que nous pourrions manipuler à notre guise. Nous n'avons donc pas le droit d'entrer dans ce domaine, pour tenter de contrôler d'une manière quelconque l'action du Saint-Esprit. Nous devons rester dans la foi.

    "Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels (en réalité : "vivifiera vos corps mortels") par son Esprit qui habite en vous" (Romains 8 :10-11).

    Les Chrétiens sont appelés simplement à prier le Père au Nom de Jésus, pour que le Saint-Esprit Lui-même assure la circulation de l'Esprit dans notre corps. Tandis que l'acupuncture nous apparaît comme une tentative illégale de pénétrer dans le domaine de l'esprit, pour tenter d'en contrôler volontairement les flux dans notre corps, par des moyens qui ne résultent pas de la foi en la Parole de Dieu et en Jésus-Christ. Ces moyens illégaux ne peuvent donc qu'ouvrir la porte à l'action de démons.

    Il est clair, en conclusion, que des Chrétiens ne peuvent pas accepter une philosophie Chinoise qui ne laisse aucune place ni à un Dieu Unique, Créateur et Personnel, ni à la création d'un homme libre et responsable, ni à la Chute, ni à la rédemption, ni à la morale, ni à la foi, ni à la grâce, ni, par conséquent, à la nécessité d'un Sauveur, en la Personne du Seigneur Jésus-Christ.

    Cette philosophie religieuse est manifestement d'origine démoniaque. C'est l'une des nombreuses "doctrines de démons" qui affligent l'humanité depuis la Chute. Elle est à rejeter catégoriquement. Et si cette philosophie doit être rejetée, ne faut-il pas aussi rejeter résolument toutes les méthodes et pratiques qui s'en inspirent directement ?

    Comment un Chrétien né de nouveau, et rempli de l'Esprit, peut-il accepter de livrer son corps, qui est le temple du Saint-Esprit, à une pratique inspirée d'une doctrine païenne et démoniaque ? Comment ne se rend-il pas compte qu'il ouvre ainsi son corps, et toute sa vie, à l'action de puissances des ténèbres ? Pensez-vous que Satan vous laissera impunément avoir recours à une technique qu'il a lui-même inspirée ? Au contraire, il s'en servira pour tenter de vous opprimer de toutes les manières possibles ! Et la pire oppression du Malin consiste à nous éloigner du Seigneur Jésus-Christ et de Sa Parole. C'est l'effet spirituel le plus néfaste de l'acupuncture !

    Certains acupuncteurs Chrétiens pensent qu'il leur suffit d'être Chrétiens pour "sanctifier" cette pratique, et la rendre donc inoffensive ! Cette croyance est aussi insensée et dérisoire que s'ils pensaient qu'il leur suffit d'être Chrétien pour "sanctifier" toute pratique occulte, ou même toute pratique magique et divinatoire ! Ils sont tout simplement séduits par le "père du mensonge", qui s'est saisi d'eux pour les soumettre à sa volonté, et pour ouvrir aussi la vie de tous leurs clients à ses puissances démoniaques ! Oh ! que le Saint-Esprit nous ouvre les yeux sur la nécessité de nous conserver purs, et de ne laisser aucune place au malin dans aucune partie de notre être !

    Nous répéterons ici ce que nous écrivions à la fin de notre article sur l'homéopathie :

    Nous ne pouvons donc que conseiller vivement aux Chrétiens traités par l'acupuncture de rechercher la vérité sur ce sujet auprès du Seigneur, dans la prière. Ceux qui aiment la vérité, et qui veulent recevoir la vérité de la part de Celui qui est la Vérité, ne pourront pas manquer d'être éclairés, et d'abandonner ainsi cette pratique hautement dangereuse sur le plan spirituel. Ils pourront alors demander pardon au Seigneur d'avoir eu recours, par ignorance, à une pratique spirituellement néfaste. Le sang de Jésus les purifiera, et le Seigneur les délivrera de toute influence mauvaise !

     

     

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    « C’est tellement dur. Mon Dieu, tellement dur ! » : quand des enfants naissent malgré un avortement.

     

    Publié par : Stéphane 1 mai 2014 dans IVG / Avortement Laisser un commentaire

    Par Sarah Terzo, LifeSiteNews, 23 avril 2013

    Lorsqu’un bébé naît vivant au cours d’un avortement, l’enfant est en général laissé dans le centre d’avortement jusqu’à ce qu’il ou elle meure. Dans de rares cas, le médecin avorteur se charge d’achever lui-même le bébé. Mais il arrive parfois que le bébé soit transféré vers un hôpital afin de recevoir des soins médicaux. Malheureusement, beaucoup d’hôpitaux ont pour règle de laisser simplement mourir ces bébés.

    Kathleen Malloy, infirmière de Jacksonville (Floride), a assisté à la mort d’un bébé né après avortement par solution saline et transféré dans son hôpital. Melanie Green, de Last Days Ministries, cite Malloy dans sa brochure « Les enfants : des choses qu’on jette ? ».

    Malloy raconte :

    « J’étais de service de 23h00 à 07h00, et quand j’avais le temps, j’allais aider chez les nouveaux-nés. Une nuit, j’ai repéré une bassine devant une salle de soins. Dans la bassine, il y avait un bébé – un bébé parfaitement formé, qui pleurait – mais cet enfant n’était pas comme les autres. Elle avait été ébouillantée. C’était une enfant issu d’un avortement par solution saline.

    Cette petite fille semblait avoir été plongée dans un bain d’eau bouillante. Ni docteur, ni infirmière, ni parents : personne pour réconforter cette enfant brûlée, souffrante. On l’avait abandonné à son sort, à sa souffrance, jusqu’à ce qu’elle meure. On ne voulait pas la garder dans la salle de soins – on n’avait même pas pris la peine de la couvrir.

    J’ai eu honte de ma profession ce soir-là ! On a du mal à croire que des choses pareilles puissent se produire dans nos hôpitaux modernes, mais c’est un fait. Ça arrive régulièrement. Et moi qui croyais qu’un hôpital est un lieu où l’on soigne les malades – pas un endroit où on les tue.

    J’ai demandé à une infirmière d’un autre hôpital ce qu’ils font des bébés avortés par solution saline. Contrairement au mien, où l’on a laissé cet enfant agoniser lentement, dans son hôpital, on les met dans un petit container, dont on referme le couvercle. Asphyxie! La mort par asphyxie! »

    Lors d’un avortement par solution saline, un liquide salin caustique est injecté dans le liquide amniotique dans lequel baigne le bébé au second trimestre. Le bébé avale le produit, qui détruit ses poumons et brûle sa peau, ce qui cause la mort au bout de quelques heures. La mère doit ensuite accoucher normalement, pour donner le jour à  un bébé mort. Ce type d’avortement est rarement pratiqué de nos jours, parce qu’il a donné lieu à beaucoup de naissances vivantes, et qu’il est dangereux pour la femme ; il peut causer à celle-ci de graves lésions si la solution saline pénètre dans son réseau sanguin. Actuellement, pour les avortements tardifs du second ou du troisième trimestre, on utilise plutôt une procédure similaire consistant à injecter du poison directement dans le cœur du bébé, ou parfois dans le liquide amniotique.

    Le bébé que Malloy a regardé mourir n’a jamais eu de nom, ni aucune chance de vivre. Dans un cas similaire, Giann Jessen, qui avait aussi été avortée par solution saline, a reçu un traitement médical, et elle a survécu. C’est maintenant une activiste pro-vie, et vous pouvez consulter son site internet ici.

    Un article de 2002 du Journal of Clinical Nursing semble indiquer qu’il arrive assez régulièrement à des infirmières d’être confrontées à des bébés vivants après un avortement. Voici ce que dit l’article :

    « Au cours d’un avortement tardif, la mort du fœtus avant l’accouchement, bien qu’usuelle, n’est pas inévitable, sauf cas rares d’extrême anormalité physique. (…) Il arrive parfois que le fœtus cherche à respirer ou à agiter ses membres, ce qui rend l’expérience particulièrement éprouvante pour les soignantes. En outre, si la femme ne connaîtra probablement une telle expérience qu’une fois dans sa vie, les infirmières, elles, peuvent y être confrontées plusieurs fois dans l’année, parfois au cours d’une même semaine. »

    L’article cite l’auteur et conférencière Annette D. Huntington, infirmière diplômée et titulaire d’un doctorat, qui indique que des naissances vivantes après avortement se produisent « régulièrement ».

    Une autre infirmière qui s’est trouvée dans l’affreuse situation de devoir soigner un bébé issu d’un avortement a raconté son histoire dans la lettre de nouvelles du Friendship Pregnancy Center (qui s’appelle désormais le Women’s First Choice Center) de Morristown, New Jersey. Cette histoire, que vous pouvez lire intégralement ici, est déchirante. La nuit où ce bébé avorté est arrivé, trois prématurés d’un hôpital voisin recevaient aussi des soins. Deux des trois enfants étaient dans un état critique, et les médecins faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour les sauver. Pendant qu’ils se battaient pour la vie de ces deux bébés désirés, on a amené le bébé avorté :

    « L’infirmière du bloc d’accouchement est arrivée dans notre service en portant  quelque chose, enveloppé dans une couverture, et elle a dit : « C’est un avortement par prostaglandine. Son cœur bat, alors on vous l’a amené. » Le bébé a été placé sous rampe chauffante, et elle m’a transmis les autres informations. D’après l’échographie, l’âge gestationnel du bébé était d’environ 23 semaines. La mère avait un cancer, et avait reçu un traitement chimiothérapique avant de découvrir qu’elle était enceinte. On avait expliqué aux parents que leur bébé serait terriblement malformé à cause de la chimiothérapie.

    J’ai examiné le petit garçon que j’avais sous les yeux, et j’ai constaté que, d’après ce que je voyais, il était parfaitement sain. Son rythme cardiaque était bon, je pouvais le dire sans même utiliser le stéthoscope, rien qu’en voyant sa poitrine se soulever de manière synchrone avec les battements du cœur. Avec le stéthoscope, j’ai écouté le cœur battre, fort et régulièrement. J’ai examiné sa taille et sa peau – il avait visiblement plus que 23 semaines. En le pesant, j’ai découvert qu’il pesait 900 grammes, presqu’un kilo. C’était presque le double du poids de nombreux bébés que nous avons pu sauver. On a appelé un médecin. Quand elle est arrivée, le bébé a commencé à gigoter, à agiter ses petits bras et ses jambes. Il a commencé à essayer de respirer, mais il n’arrivait pas à inspirer l’air dans ses poumons. Tout son corps était secoué par les efforts qu’il faisait pour respirer. Un néonatologiste nous a rejoints, et j’ai imploré les deux médecins : « Le bébé est viable – regardez sa taille, regardez sa peau – il a l’air d’avoir bien plus que 23 semaines. »

    Ça a été un moment terrible, chacun de nous se débattait avec ses propres principes éthiques. J’ai insisté pour qu’on essaie de le réanimer, de l’aider à respirer. Le médecin du service m’a dit : « C’est un avortement. Nous n’avons pas le droit d’interférer. » Le spécialiste, qui savait que c’était à lui que revenait le dernier mot, se tordait les mains et répétait doucement : « C’est tellement dur. Mon Dieu, c’est tellement dur quand on est à ce stade. » Finalement, j’ai perdu. Nous n’essayerions pas de réanimer le bébé. Alors j’ai fait la seule chose que je pouvais faire. J’ai plongé mon doigt dans de l’eau stérile, et je l’ai placé sur sa tête, j’ai baptisé l’enfant. Puis je l’ai enveloppé dans des couvertures, pour lui tenir chaud, et je l’ai tenu contre moi. Dans les circonstances, c’était tout ce que je pouvais faire pour réconforter ce bébé, malgré toute mon envie de faire beaucoup plus. J’ai tenu ce petit garçon, qui continuait à suffoquer, qui s’efforçait de rester en vie par lui-même. Le visage couvert de larmes, j’ai prié Dieu de prendre cet enfant sous sa garde, et de me pardonner la part que j’avais prise à sa mort. Au bout d’un moment, il a cessé de haleter. Son cœur battait encore, mais le battement est devenu de plus en plus lent, de plus en plus faible, jusqu’à ce qu’il finisse par s’arrêter. Il était parti. »

    L’ironie de la chose, c’est que pendant que l’infirmière tenait dans ses bras l’enfant avorté, les médecins continuaient à se battre pour sauver la vie d’un autre enfant prématuré – mais désiré – dans la même pièce, à moins de deux mètres. Hélas, l’autre bébé mourut aussi – mais elle avait bénéficié de tous les soins médicaux disponibles, alors que le bébé avorté était totalement abandonné.

    Joan Smith, une autre infirmière, nous raconte l’histoire suivante:

    « C’est une nuit que je n’oublierai jamais. Il était 23h00, ma collègue Karen et moi venions de prendre notre service dans l’unité de soins intensifs de néonatologie d’un grand hôpital universitaire… Tout à coup, une infirmière bouleversée a déboulé dans le service.

    Son uniforme blanc détonait, dans ce secteur de l’hôpital où l’on ne voit que des tenues de bloc.

    « Là, prenez ça », a-t-elle dit en me fourrant dans les mains une petite cuvette à échantillon en argent, recouverte d’une serviette en papier.

    « Qu’est-ce que c’est ? », lui ai-je demandé, en lisant sur son visage que quelque chose n’allait pas du tout.

    « C’est un avortement à 22 semaines de gestation, accouché dans notre unité. Mais il est vivant », m’a-t-elle expliqué, puis elle a tourné les talons et disparu aussitôt. En soulevant le papier, j’ai aperçu le corps d’un petit garçon parfaitement formé, recroquevillé dans la froide cuvette métallique… Karen est venue m’aider. « Ça arrive de temps en temps », m’a-t-elle expliqué tristement. Elle avait été formée dans cet hôpital et y travaillait depuis plus de 15 ans.

    (Après qu’un médecin appelé par Joan lui ait seulement dit de se contenter de remplir l’heure de mort du bébé) Tout en frottant son petit bras pour le réchauffer, j’essayais de démêler mes émotions contradictoires. Je me sentais impuissante, en colère, et accablée de tristesse. Comment notre système médical pouvait-il être plein de tels paradoxes ? On était là, avec tout un arsenal de technologie médicale à notre disposition, et cela ne servirait à rien pour ce tout-petit. Je me suis demandée si les parents avaient seulement été informés que leur fils était admis à l’hôpital, en tant que nouveau-né vivant, qu’on avait pris l’empreinte de ses pieds, qu’on lui avait mis un petit bracelet avec un numéro d’identification, qu’un médecin avait été averti de sa naissance – et tout ça, pourtant, juste comme le résultat de la complication imprévue d’un avortement de routine. Il a fallu près de quatre heures pour que ce petit cœur finisse par s’arrêter. Les larmes aux yeux, j’ai enveloppé son corps pour la morgue. C’est tout ce que cet enfant aurait connu de la vie. Il ne sentirait jamais la chaleur des bras d’une mère.  Personne ne célébrerait jamais sa naissance. Il ne recevrait même jamais de nom. »

    Il n’est pas impossible à un bébé né à 22-23 semaines de grossesse de survivre sans traitement médical. La petite Amillia Taylor est née à juste 21 semaines et 6 jours, et pesait moins de 300 grammes. Elle a survécu, et c’est aujourd’hui un nourrisson en pleine forme. En fait, la mère d’Amillia a même dû mentir aux médecins pour qu’ils s’en occupent – ils avaient pour règle de ne pas traiter les enfants nés avant 23 semaines.

    En Allemagne, un bébé né à 21 semaines et 5 jours a également survécu. Vous pouvez lire son histoire ici. Le même article cite le cas d’un bébé canadien ayant survécu en naissant à moins de 22 semaines.

    L’existence d’avortements en fin de grossesse brouille la ligne entre avortement et infanticide. A l’évidence, quand un bébé peut survivre par lui-même, ne serait-ce pour peu de temps, il devient manifeste que l’avortement n’est rien d’autre que la mise à mort d’un être humain. La vérité, c’est que la vie est un continuum, de la conception à la mort naturelle – bien que les bébés avortés à un stade avancé de leur développement soient beaucoup mieux formés physiquement, il n’en reste pas moins que l’avortement est un meurtre, même dès le tout début. Mais ces exemples de bébés nés vivants et auxquels tout soin médical a été refusé sont insoutenables, ils constituent un véritable acte d’accusation contre notre société, qui permet de telles atrocités.

    Sarah Terzo est auteur pro-vie, et la fondatrice du site internet clinicquotes.com. Elle est membre des organisations Secular Pro-Life et Pro-Life Alliance of Gays and Lesbians. Cet article a été reproduit par LifeSiteNews avec la permission de liveactionnews.org.

     Traduction française : S. Arkhipoff (16/02/14), Evangéliques-Pour-La-Vie.

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