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    De nouveaux projets de recherche sur l’islam en France

     

    Huit nouveaux appels à projet viennent d’être publiés par le ministère de l’intérieur, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et de la recherche.

    Ils vivent à mieux comprendre comment est vécu et pratiqué l’islam en France, en métropole comme dans l’outre-mer.

    Grande mosquée de Paris. France, le 19 septembre 2012 ZOOM

    Grande mosquée de Paris. France, le 19 septembre 2012 / Thomas Samson/AFP

    Après 7 appels projets déjà lancés en 2016, 8 nouveaux viennent d’être publiés fin avril par le ministère de l’intérieur, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et de la recherche.

    « Après les deux grands projets lancés l’an dernier sur les discours de rupture et les discours de réforme, l’objectif est de quitter le champ intellectuel pour étudier l’islam tel qu’il est vécu et pratiqué », indique le ministère de l’intérieur, qui regrette que les travaux existant soient plus nombreux sur « l’islam au Maghreb qu’en France ».

    Les thèmes – choisis en accord avec un groupe de chercheurs pilotés par le juriste Francis Messner, professeur à l’université de Strasbourg –, sont divers : les salons musulmans, l’humanitaire islamique, la place des femmes, le soufisme ou encore l’islam subsaharien et comorien en France… « Peut-être ces sujets sont-ils trop brûlants, trop polémiques, ou trop politiques ? En tout cas, ils n’ont pas suscité de recherches jusqu’à présent », justifie le ministère de l’intérieur, en insistant sur le « besoin de connaissance des pouvoirs publics » et de la société.

    À lire aussi : Le conseil scientifique « islam, religion, société » compte sept « universitaires reconnus »

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    Les aumôniers de prison lancent un cri d’alarme

    Emmanuelle Lucas, le 25/04/2017 à 12h35

    Au 1er avril, 70 230 personnes étaient détenues dans les prisons françaises, soit le plus haut niveau de surpopulation jamais atteint.

    Sept responsables nationaux des aumôneries et présidents d’associations interpellent Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur la question.

    Au 1er avril, 70 230 personnes étaient détenues dans les prisons françaises, soit le plus haut niveau de surpopulation jamais atteint. ZOOM

    Au 1er avril, 70 230 personnes étaient détenues dans les prisons françaises, soit le plus haut niveau de surpopulation jamais atteint. / Bertrand Guay/AFP

    Le nombre de personnes détenues en France a battu en avril un nouveau record et dépassé la barre des 70 000, selon des statistiques visibles sur le site du ministère de la justice.

    Avec 70 230 personnes détenues, le taux d’occupation des prisons atteignait ainsi 120 %, tous établissements pénitentiaires confondus. Dans sept prisons, ce taux était même d’au moins 200 %. Et, au total, 1 883 personnes détenues dormaient sur des matelas au sol.

    Vives tensions

    Cette surpopulation, qui concerne surtout les personnes en attente de procès, plus que celles déjà condamnées, suscite de vives inquiétudes, à la fois chez certains directeurs de prisons, chez les syndicats de surveillants et chez les associations veillant aux droits des détenus. Elle est aussi source de vives tensions dans les établissements.

    La prison de Fleury-Mérogis en région parisienne, plus grand établissement d’Europe, sort ainsi tout juste d’un mouvement de protestation des surveillants, tandis que la directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait annoncé fin mars que l’établissement ne pouvait plus accueillir de nouveaux détenus. Par ailleurs, l’État a été attaqué devant la justice administrative pour les conditions de détention de la prison surpeuplée de Fresnes (Val-de-Marne), où plus de 2 500 détenus cohabitent avec rats et punaises de lits.

    À Lire : Surpopulation, les prisons au bord de la rupture

    Sept responsables nationaux des aumôneries dans les prisons et présidents d’associations se sont exprimés à leur tour, le 24 avril. Dans une tribune publiée sur le site lemonde.fr, ils appellent en effet à « réduire de 15 000 le nombre de personnes détenues » et interpellent Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

    Chacun des deux candidats en lice pour le second tour de l’élection présidentielle s’est en effet prononcé pour la construction de nouvelles places de prison : 15 000 pour Emmanuel Macron et 40 000 pour Marine Le Pen.

    À Lire : Prison, le revirement du quinquennat Hollande

    Pourtant, rappellent les signataires, plutôt que de multiplier les places en prison, mieux vaudrait « s’attaquer au cœur du problème ». La surpopulation carcérale marque selon eux « l’échec des politiques publiques menées en matière de sécurité depuis quinze ans à travers des dispositifs pénaux inefficaces (…) ».

    Quatre propositions

    Ils avancent à l’inverse quatre propositions : associer les divers acteurs (parquet, juges et les prisons locales) à la gestion coordonnée des flux d’entrées et de sorties de prisons ; développer les peines alternatives pour certains délits mineurs ; revoir la conception des prisons pour en faire « des lieux d’insertion, de reconstruction et d’ouverture sur la société civile » ; limiter l’encellulement à deux.

    Les signataires sont Brice Deymie (aumônier général protestant des prisons), Alain Senior (aumônier général israélite des prisons), Hassan El Alaoui Talibi (aumônier national musulman des prisons), Jean-François Penhouet (aumônier général catholique des prisons), Véronique Fayet (présidente du Secours catholique), Paul Marconot (président de l’Association nationale des visiteurs de prison) et Alexandre Duval-Stalla (avocat et président de Lire pour en sortir).

    Emmanuelle Lucas
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     Dans certains États d’Amérique, la pornographie est une

     

    Dans certains États d’Amérique, la pornographie est une « crise de santé publique”… Et ailleurs ?

     

    Après l’Utah en 2016, c’est au tour de la Virginie et du Dakota du sud de déclarer la pornographie comme une crise de santé publique.

    C’est l’Utah qui avait ouvert le débat en déclarant la pornographie comme une crise de santé publique. La résolution signée en avril 2016 déclarait la pornographie “mauvaise, dégradante, addictive et nuisible”. En janvier 2017 la Virginie et le Dakota du sud adoptent eux aussi des résolutions à ce sujet. Le texte signé par le Dakota du sud rappelle :

    “La pornographie mène à un déficit d’estime, à des troubles alimentaires, augmente la problématique des relations sexuelles à un jeune âge, et augmente la volonté de s’inscrire dans des comportements sexuels à risque dès l’adolescence.”

    Il éclaire également sur le rôle des femmes et des enfants dans les films pornographiques :

    “La pornographie normalise les abus sexuels et la violence faite aux femmes et aux enfants, en considérant la femme et l’enfant comme un objet sexuel. De plus il décrit souvent l’abus et le viol comme un événement non douloureux. Bien plus, la pornographie associe la violence faite aux femmes et aux enfants à du sexe, et la douleur au plaisir, ce qui augmente les exigences de trafic sexuel, prostitution, abus sexuel sur mineurs et pédo-pornographie.”

    Il note ensuite les dégâts de la pornographie sur le plan émotionnel, mental et médical. Il conclut ainsi :

    “La legislature reconnait la crise de santé publique créée par la pornographie dans cet Etat et reconnaît le besoin d’éducation, de prévention, de recherche et le changement de politique au niveau communautaire et social.”

    En janvier 2017, la Virginie signe elle aussi une résolution :

    “La recherche récente au sujet de la pornographie indique qu’elle est potentiellement addictive, en ce sens que l’utilisateur est à la recherche de plus de nouveautés, avec une utilisation d’un matériel spécifique, afin d’être satisfait. Cette addiction biologique implique une augmentation des comportements à risque, des dégradations extrêmes, de la violence, des abus sexuels sur mineurs, et la pédo-pornographie.”

    Le Tennessee est depuis le 4 avril en réflexion à ce sujet.

    En France, un sondage IFOP réalisé pour l’association Observatoire de la Parentalité et de l’Education Numérique (OPEN), du 21 au 27 février 2017, révèle les chiffres de la pornographie et des mineurs en France :

    • 14 ans et 5 mois, c’est l’âge moyen auquel les ados ont surfé sur un site pornographique pour la première fois.
    • Plus d’un ado sur deux considère qu’il a vu son premier film X trop jeune.
    • Le premier visionnage d’une vidéo pornographique s’effectue principalement sur le web (84%).
    • 44% des ados ayant eu des rapports sexuels ont déjà essayé de reproduire des pratiques vues dans des films.
    • Près d’un garçon sur deux et plus d’une fille sur trois estiment que la pornographie a participé à l’apprentissage.

    Laurence Rossignol, ministre de la famille, de l’enfance et des droits de l’homme a présenté en mars un plan de lutte contre la maltraitance des enfants. Un point spécifique est consacré au fait de “prévenir l’exposition des mineurs à la pornographie”.

    M.C.

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